Un incendie a détruit quatre maisons en bois à Andohatapenaka II, avant-hier soir. Un enfant de deux ans y a péri. Son père était sorti acheter de la soupe. À son retour, il a trouvé la maison en flammes.
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| À Andohatapenaka II, la vie de cette famille a été réduite en cendres. |
Le grand-père, de retour d’un déplacement, est arrivé au même moment. Il n’était plus possible d’entrer. « Nous n’entendions déjà plus la voix de l’enfant lorsque nous sommes arrivés. J’ai crié : “Au secours, le bébé est resté à l’intérieur !” », raconte Randrianatoandro Masimamy. Avec les voisins, la famille a tenté d’éteindre le feu. Ce n’est qu’après avoir maîtrisé l’incendie qu’ils ont découvert le corps, près du lit.
Les voisins se sont mobilisés. « Nous avons utilisé toute l’eau que nous pouvions trouver. J’ai aussi apporté du sable », témoigne Felana.
Aucun feu
Le feu a ravagé quatre maisons où vivaient vingt-quatre personnes, en majorité des locataires apparentés. Elles n’ont pu sauver que les vêtements qu’elles portaient. Certains biens se trouvant dans une maison en briques voisine ont également été endommagés.
La cause de l’incendie reste inconnue. « Aucun feu n’était allumé, ce n’était pas l’heure du repas et nous n’utilisons pas d’électricité. L’enfant était trop petit pour jouer avec le feu », précise le grand-père.
Les familles sinistrées ont passé la nuit chez des voisins. Les autorités communales, conduites par le délégué du premier arrondissement, se sont rendues sur place avec les sapeurs-pompiers et le responsable du fokontany. Leur situation a été examinée en vue d’une prise en charge. La dépouille de l’enfant a été ramenée hier à Manalalondo, sa région d’origine.
Nantenaina Njanahary
