Un vétérinaire de 33 ans travaillant pour l’Institut Pasteur de Madagascar a été retrouvé mort à Toamasina. La police évoque un meurtre prémédité.
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| Herinasolo Elysio Nomenjanahary a été retrouvé sans vie à son domicile de Toamasina le 13 août. |
La police judiciaire de Toamasina mène actuellement une enquête sur la mort d’Herinasolo Elysio Nomenjanahary, dont la disparition avait été signalée par sa famille le 13 août sur Facebook.
Ce vétérinaire de 33 ans, employé à l’Institut Pasteur de Madagascar, n’avait plus donné signe de vie depuis le lundi 10 août au matin, après avoir quitté son domicile. Ses proches avaient lancé un appel à témoins, décrivant un homme calme, soigné, mesurant 1,70 mètre et habitant au Dépôt 4e.
Le même jour, les recherches ont conduit sa famille et la police à son logement. La porte, verrouillée de l’intérieur, a dû être forcée. Le corps sans vie d’Elysio Nomenjanahary a été retrouvé sur son lit, présentant des blessures. Du parfum avait été utilisé pour couvrir l’odeur de décomposition. Un tournevis a été découvert dans la chambre. Les premiers éléments révèlent que la victime n’aurait opposé aucune résistance.
Prémédité
Un tel constat appuie l’hypothèse d’un meurtre perpétré par une personne proche de la victime. Les enquêteurs retiennent la thèse d’un crime passionnel prémédité.
Le voisinage avait été alerté par une forte odeur provenant de la maison. Certains pensaient à des restes alimentaires abandonnés, mais la découverte macabre a confirmé qu’il s’agissait de la dépouille du vétérinaire, déjà en état de décomposition, ce qui laisse supposer qu’il était décédé depuis plusieurs jours. Il a été inhumé hier après-midi à Ambonidobo, fokontany d’Ampitambe, dans la commune d’Ambohibary, district de Moramanga.
Selon ses proches, Elysio vivait seul à Toamasina, mais se rendait régulièrement à Andasibe pour voir sa famille. Il voyageait souvent dans le cadre de son travail. À l’Institut Pasteur, il était chargé des prélèvements d’échantillons à Toamasina, destinés à être analysés à Antananarivo.
L’enquête policière se poursuit à Toamasina afin d’identifier les auteurs et les éventuels complices du meurtre. Les éléments relevés sur les lieux, notamment la porte verrouillée, l’absence de traces de lutte, l’usage de produits pour dissimuler l’odeur et la présence d’un tournevis, renforcent l’hypothèse d’un crime commis par une personne proche de la victime.
Gustave Mparany
