SANTÉ - Un technicien salue les progrès de l’hôpital militaire

Du film radiographique au scanner moderne, le Cenhsoa a connu une profonde transformation. Un ancien technicien témoigne de cette évolution et des défis à venir.

Le gendarme principal de classe exceptionnelle,  Olivier Christophe Mampitohy.

Le gendarme principal de classe exceptionnelle, Olivier Christophe Mampitohy, fait partie des anciens du Centre hospitalier Soavinandriana (Cenhsoa). Il symbolise la mémoire vivante de l’évolution technique et structurelle de l’établissement. Manipulateur en radiographie et scanner, il a connu l’époque où l’on séchait les clichés de la radiographie. « Quand je suis arrivé en 2007, on s’apercevait de la vétusté des équipements », se souvient-il. « On lavait encore les films avec des produits de développement. Il fallait sécher le cliché avec un sèche-cheveux », poursuit-il. 

Les techniques ont depuis considérablement évolué. Aujourd’hui, c’est le ronronnement régulier des imprimantes numériques et du scanner de nouvelle génération qui rythme son quotidien. « On sort le cliché de l’imprimante et il est prêt à être livré au patient, tout de suite, s’il n’y a pas d’interprétation à faire», explique-t-il.

Changement spectaculaire

La modernisation des infrastructures ne s’est pas arrêtée là. L’implantation d’un scanner à « quatre barrettes » a marqué un tournant décisif dans la prise en charge des malades. 

« Notre capacité a doublé, passant à une cadence de 25 à 30 patients en 24 heures, actuellement, avec cette nouvelle machine », indique Olivier Christophe Mampitohy. Une efficacité que cet hôpital veille toutefois à temporiser. « L’appareil peut effectuer jusqu’à 50 actes en 24 heures. Mais on ménage l’appareil pour le faire durer », précise Olivier Christophe Mampitohy.

Pour ce technicien, le changement le plus spectaculaire reste l’amélioration globale des conditions de soin et de travail, sous l’impulsion de la direction du Pr Willy Ratovondrainy, l’actuel directeur général de l’hôpital. « L’équipe affiche une vraie motivation dans la prise en charge des patients. La métamorphose des lieux est saisissante. Le problème d’eau est définitivement réglé, l’hôpital produit son propre oxygène au lieu de dépendre de l’extérieur, et les locaux ont été entièrement rénovés. Autrefois, nos couloirs étaient sombres, éclairés par une unique ampoule. Aujourd’hui, la lumière est partout. Tous les bâtiments ont été repeints, ce qui n’était arrivé qu’une fois depuis mon arrivée en 2007. Les lits sont équipés de housses, et des fleurs ornent la cour », raconte-t-il.

Miangaly Ralitera

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne