RN4 - Des portions restent critiques

Une partie de Berivotra en cours de bitumage.

Le ministère des Travaux publics vient d’annoncer une partie du résultat des travaux de réhabilitation de la route nationale n°4 (RN4) reliant la capitale à Mahajanga. Au total, une vingtaine de kilomètres de route sont bitumés sur le lot numéro 3, à partir d’Andranofasika jusqu’à Mahajanga (long de 65 km). Ce tronçon inclut la zone des 20 km prioritaires à goudronner. Les travaux de réhabilitation de la route nationale RN4 se poursuivent. 

Le projet, financé par la Banque mondiale avec l’appui du Fonds routier (FR), fait partie du Projet de Développement Durable du Secteur Routier (PDDR). Selon le communiqué du ministère des Travaux publics, le coulage du tronçon routier Andranofasika (PK 451+000) – Ankarafantsika – Marosakoa (PK 473+000) est en cours.

Actuellement, le coulage de la couche de base en graviers est effectué sur la portion de Berivotra. L’opération est suivie de l’imprégnation, ou versement de goudron liquide. Les couches de base sont déjà coulées, en attendant la préparation de la phase suivante.

Trafic

« Tous ces travaux en cours témoignent de la détermination du gouvernement à améliorer les infrastructures, à renforcer la connectivité régionale et à faciliter la circulation des personnes et des biens, ainsi qu’à appuyer le développement économique et social », est-il formulé sur la page du ministère des Travaux publics.

On assiste à une affluence du trafic des véhicules sur cette nationale depuis plusieurs semaines, en cette période de vacances. La majorité des conducteurs et des usagers se plaignent, pourtant, de l’état catastrophique de l’infrastructure routière depuis Ankazobe jusqu’à Mahajanga. Le pire se situe toujours entre Ambovondramanesy et Mahajanga.

« Combien de temps les usagers vont-ils encore endurer le calvaire de la portion épouvantable, cahoteuse et très poussiéreuse de Berivotra ? Les silentblocs en souffrent, ainsi que les roulements et même tout le véhicule. C’est du jamais vu. Il est vrai qu’une partie de ce tronçon est en cours de bitumage. Mais ce n’est pas suffisant, car l’opération est juste limitée à quelques kilomètres. La partie de la route à traverser reste encore très difficile. C’est vraiment déroutant, alors qu’on est tout proche de l’arrivée à Mahajanga. Il faut au moins deux heures pour atteindre le barrage de Belobaka. Et c’est encore pire à partir de là, en passant par Amparehigidro, Antanimalandy jusqu’à Tanambao Sotema, puis Ambohimandamina, ensuite Antanimasaja. On met encore plus d’une heure, avec l’embouteillage, avant d’arriver en ville», s’est plaint un chauffeur de taxi-brousse.

La durée du trajet entre Tanà et Mahajanga est d’au minimum 14 heures aujourd’hui. Le programme a prévu le bitumage d’environ 60 km sur les 198,75 km répartis sur trois lots. Les travaux de réhabilitation de la RN4 ont pourtant débuté depuis plus d’une année. L’achèvement du projet accuse un véritable retard.

Vero Andrianarisoa

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