La filiale tunisienne du groupe CMR veut accompagner la Secren dans la relance qu’elle a amorcée. Cette semaine, Claude Miguet, directeur général de cette compagnie méditerranéenne, s’est rendu à Antsiranana.
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| Les responsables de la CMR Tunisie ont rencontré les cadres de la Secren la semaine passée. |
De bons signaux. La Compagnie Méditerranéenne de Réparation (CMR) Tunisie a enchaîné cette semaine les discussions avec les responsables de la Société d’Études, de Construction et de Réparations Navales (Secren). Son directeur général, Claude Miguet, a effectué en début de semaine une visite du chantier naval d’Antsiranana avec son homologue, Félicien Milson, directeur général de la Secren. Les premiers signaux laissent entrevoir une possibilité de coopération pour la relance du chantier naval d’Antsiranana, notamment en matière de transfert de compétences et d’expertise.
La Secren compte s’appuyer sur la solide expérience de la filiale tunisienne de l’armateur français CMR Group, spécialisée dans la fabrication de divers éléments industriels indispensables à un chantier naval (faisceaux de câblage électrique, capteurs, systèmes ou encore moteurs de grande puissance pour la marine et l’énergie). Depuis quelques semaines, Félicien Milson est nommé à la tête de la société et a montré sa volonté de sortir l’entreprise de la crise.
Selon un communiqué, « ces rencontres s’inscrivent dans la volonté du DG de la Secren et de son équipe de relever le défi du redressement de la société et de lui redonner pleinement sa vocation industrielle ».
En filigrane, cette visite de Claude Miguet et de son équipe avait aussi pour but de « faire le point sur le partenariat entre la Secren et la CMR Tunisie, ainsi que sur les perspectives de renforcement », indique-t-on. Les intentions exprimées de part et d’autre ont été claires : la CMR Tunisie veut accompagner la Secren dans sa relance, et cette dernière entend se redresser en renouant avec une bonne gouvernance et des investissements.
Modernisation
Des sources avisées avancent que les modalités de la coopération envisagée devraient passer par l’envoi de techniciens et de personnels de la Secren en Tunisie. Un échange de bons procédés qui permettrait aux techniciens du chantier naval de développer de nouvelles compétences et d’acquérir des techniques adaptées aux exigences de l’industrie navale. Mais la question des infrastructures n’a pas été délaissée. Claude Miguet a insisté sur une remise à niveau des installations. « La modernisation de la Secren et l’utilisation d’équipements qui répondent aux normes internationales sont des passages obligés avant de pouvoir accueillir à nouveau des navires », a-t-il lancé.
La Secren a entamé son plan de relance depuis quelques mois. L’exécutif a approuvé, en mai, l’inscription d’une ligne budgétaire dans la loi de finances rectificative pour aider la compagnie à sortir la tête de l’eau. Le plan de relance global de la Secren s’élève à près de 147 milliards d’ariary, un budget destiné à réhabiliter et à moderniser cette industrie. Au début de l’année, les autorités avaient évoqué la nécessité de mobiliser d’urgence une enveloppe de 27 milliards d’ariary pour aider à remettre la Secren sur les rails.
Itamara Otton
