Après plusieurs projets menés entre Madagascar et la France, Dina Mialinelina revient sur la scène malgache ce vendredi à La Teinturerie, avant un second rendez-vous prévu au pays.
| Dina Mialinelina retrouve le public malgache avec son quintet. |
La voix de Dina Mialinelina résonnera à nouveau à Madagascar. Ce vendredi 21 août, l’artiste investira La Teinturerie avec son quintet pour une soirée placée sous le signe de son univers musical, avant de retrouver le public malgache lors d’une deuxième date. Deux rendez-vous qui permettront de découvrir une artiste dont la création dépasse largement les frontières de la musique.
Pour cette première soirée, Dina Mialinelina sera à la guitare et au chant, accompagnée de Julie Ratefy aux claviers, Tsanta Nasandratra aux chœurs, Kevy Rakotoarivelo à la batterie et Harty Andriambelo à la basse. Le formation présentera notamment le travail de son quintet Dina M., construit autour de ses compositions et de ses arrangements.
« À La Teinturerie, ce sera le quintet. Ce que je fais à l’extérieur est davantage multidisciplinaire, ce n’est pas seulement de la musique», explique l’artiste. Cette approche résume son parcours, à la croisée de la musique, de l’écriture, du théâtre et de la performance.
Née à Madagascar, Dina Mialinelina est chanteuse, musicienne, compositrice, autrice, comédienne et performeuse.
Une globe-trotteuse
Elle découvre la musique à l’âge de 17 ans grâce au musicien Mamy Ralaivita. Autodidacte, elle multiplie ensuite les expériences artistiques.
En 2008, elle rejoint la compagnie Ry Mialy de Mialy Rajhonson, où elle évolue pendant 12 ans comme comédienne et chanteuse, explorant notamment le rock, le jazz, la variété française et le lyrique. En 2010, elle s’aventure davantage sur les scènes musicales avec le blues et le jazz. 3 ans plus tard, elle devient chanteuse et auteure du groupe Cordes sans cible, aux côtés du guitariste Benjamin Le Faucheur.
Depuis 2016, elle partage la scène avec plusieurs grands noms de la musique malgache, parmi lesquels Olombelo Ricky, Bekoto, Rija Randrianivosoa et Silo Andrian. En 2018, elle se consacre davantage à ses propres compositions et à son écriture.
En 2022, son quintet Dina M. prend forme et enregistre un EP en 2023. Rakemba, dont Dina assure la direction artistique et les arrangements, sort en juin 2024 et devient finaliste du Prix Découvertes RFI 2025.
Depuis décembre 2023, l’artiste s’est établie en France tout en continuant à naviguer entre les deux pays. Son duo de jazz du monde avec Rija Randrianivosoa se produit notamment sur les scènes françaises et dans des festivals.
Mais Dina Mialinelina ne limite pas son expression à la musique. Elle participe depuis 2024 à plusieurs projets de danse et de théâtre et poursuit également son parcours au cinéma, après sa collaboration avec le réalisateur Robin Campillo pour L’Île rouge. Elle écrit actuellement sa première pièce.Dans le ventre d’un monstre, soutenue par les Francophonies des écritures à la scène.
Au cœur de cette démarche, la langue malgache conserve une place essentielle. « Je continue toujours à écrire des histoires en malgache, même lorsque je voyage à travers le monde », confie-t-elle.
La Teinturerie ouvrira donc cette série de retrouvailles avec le public malgache ce vendredi 21 août, avant la deuxième date annoncée à Madagascar. Deux occasions de retrouver une artiste qui revendique une création libre, entre héritage malgache et ouverture au monde.
Cassie Ramiandrasoa