Le préfet de Mahajanga confirme la nomination des chefs fokontany. Cette décision du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation est désormais entrée en vigueur à Madagascar.
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| Manifestation des habitants de Tsaramandroso ambany |
La nouvelle décision de nommer les chefs fokontany fait des vagues à Mahajanga. Des contestations ont été observées dans plusieurs quartiers de la ville à la suite du remplacement de certains chefs fokontany. Les habitants des fokontany de Tsaramandroso Ambany et de Mahavoky Avaratra, ainsi que ceux de Manjarisoa et de Tanambao Sotema, ont manifesté samedi dernier et lundi contre cette désignation. Ils réclament des élections plutôt qu’une nomination. Ils ont déployé des banderoles affirmant qu’ils n’ont pas besoin d’un nouveau président et revendiquant le respect de leur choix.
« Nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui n’a pas de logement. Organisez une élection et qu’elle soit transparente, car nous choisirons toujours notre président. Et pourquoi avoir nommé l’adjoint au lieu d’organiser une nouvelle élection ? (Tsy mila olona tendrena izahay fa avelao handeha ny fifidianana, tsy mila vady atolotra izahay, mila ny safidin’ny fonay izahay, izahay mitady an’io maraina sy hariva dia eo foana izy. Hajao ny safidinay, io no nampandroso ny fokontany teto ary io no voafidim-bahoaka) », ont clamé les manifestants de Tsaramandroso Ambany et de Mahavoky Avaratra, samedi dernier.
Réclamations
« La nomination a déjà fait l’objet d’une consultation approfondie et d’une décision prise sur la base de la loi n° 2026/797. Les désignations sont conformes à la réglementation. Les dispositions de l’article 5 du décret n° 2009-890 du 2 juillet 2009 ont été modifiées. Le chef fokontany est désormais nommé parmi les agents de l’État résidant dans le fokontany concerné. Le préfet et le chef de district, dans certaines juridictions, sont autorisés à nommer ces premiers responsables. Nous avons reçu de nombreuses réclamations de la part des fokonolona à l’encontre de certains chefs fokontany. Certains ne peuvent plus exercer leurs fonctions en raison de leur état de santé. D’autres soutirent de l’argent lors de la délivrance de documents administratifs, tandis que certains responsables sont en poste depuis des décennies», a déclaré le préfet de Mahajanga, Nicolas Rabenandrasana, lundi dernier.
Cette mesure administrative est présentée comme transitoire, en attendant de futures concertations nationales. L’instruction adressée aux préfets et aux chefs de district depuis le 9 avril dernier prévoit la mise en place de comités fokontany dirigés par un chef et un adjoint désignés par arrêté afin d’assurer la continuité administrative. Aucune élection n’est prévue pour le moment.
Les candidats doivent résider dans le fokontany concerné et savoir lire et écrire afin d’assurer les missions de gestion et d’administration. Ils doivent également jouir d’une bonne moralité et disposer d’aptitudes en gestion locale.
Vero Andrianarisoa
