À moins d’un an des Jeux des îles de l’océan Indien, prévus aux Comores en 2027, aucun écho des dirigeants ne sort. Les responsables étatiques sont invités à se prononcer.
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| Le relais 4 x 400 m figure parmi les médaillables aux JIOI des Comores l’an prochain. |
Après avoir terminé en tête du classement lors des JIOI 2023 à Antananarivo, Madagascar devra défendre son leadership loin de ses bases pour le rendez-vous des Comores dans moins d’un an. Or, à ce jour, aucune déclaration officielle de l’État ni aucun agenda de préparation de chaque fédération n’est sorti. En l’absence d’une impulsion politique claire, les fédérations se retrouvent en première ligne, sans moyens suffisants pour structurer un programme cohérent dans leur préparation.
L’histoire rappelle une réalité persistante : Madagascar ne s’est jamais imposé à l’extérieur. En onze éditions, la Grande Île compte trois titres, tous à domicile (1990, 2007, 2023), contre sept pour La Réunion et un pour Maurice. Hors de ses bases, Madagascar se contente souvent d’un rôle d’outsider.
Or, jusqu’ici, le principal sujet d’inquiétude n’est pas le potentiel sportif malgache, mais le manque de visibilité sur la préparation nationale. Aucune stratégie globale de l’État n’a encore été officiellement présentée. Quelques initiatives commencent néanmoins à apparaître. En athlétisme, les championnats nationaux de juillet-août ont servi de première étape de détection, avec un premier regroupement annoncé pour décembre, puis d’autres stages prévus en 2027.
Pour Madagascar, le défi n’est pas de repartir de zéro. L’haltérophilie, le judo, la boxe, la lutte, le taekwondo, la pétanque et le basket-ball restent des disciplines à fort potentiel de médailles.
Les rivaux s’activent
L’athlétisme peut également nourrir des ambitions. Mais la densité de La Réunion, la régularité de Maurice et l’avantage du terrain des Comores pourraient redistribuer les cartes. « Sur les 45 médailles d’or en athlétisme, en l’état actuel, nous pouvons cibler 8 à 10 médailles d’or », confie Tsiry Manantena Rakotomalala, DTN de la Fédération malagasy d’athlétisme.
Junior Tsiravay, nouveau champion de Madagascar sur 100 m, tire la sonnette d’alarme. « L’État doit se pencher sérieusement sur le cas des athlètes de la Grande Île. Nous sommes prêts à défendre les couleurs de Madagascar, mais les autorités doivent aussi prendre leurs responsabilités pour nous offrir les meilleures conditions de préparation. »
Faute d’annonce officielle à Madagascar, le contraste est particulièrement visible avec La Réunion. Sa Ligue d’athlétisme a déjà organisé, en mars 2026, un stage de préparation aux JIOI au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive de la Plaine-des-Cafres et dispose d’un planning prévisionnel pour le demi-fond.
Maurice a renforcé sa structuration sportive et adopté en avril un plan stratégique 2026-2030 orienté vers la performance. Les Seychelles ont commencé à organiser leur dispositif.
Aux Comores, pays hôte, la préparation avance parallèlement aux travaux d’infrastructures et à la formation des athlètes, officiels et bénévoles.
À un an des Jeux, le potentiel malgache reste intact. Mais le temps presse. Madagascar peut encore réagir, à condition d’accélérer sa préparation. Sollicité via WhatsApp, Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports, n’avait pas encore répondu à nos questions.
Donné Raherinjatovo

Même dans les sports individuels, on se contentera de participer car effectivement, au niveau des autres îles, la préparation n'a jamais cessé. Dommage car dans la foulée on aurait pu préparer les qualifications olympiques pour 2027 en vue de 2028. Les sportifs vont ils regretter le temps d'avant ??? C'est possible si rien n'est fait §§§
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