Le chef de l’État affirme que Madagascar veut des partenaires sur des projets complets et durables et ouvre la porte aux investisseurs égyptiens à cet effet. Un discours volontariste qui intervient sur fond de frictions avec une partie du secteur privé local.
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| Le colonel Randrianirina discutant avec les responsables de la Gafi avant la réunion de travail de jeudi, au Caire. |
C’est le moment d’investir à Madagascar.» C’est en ces termes que le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, a conclu son discours d’ouverture lors de sa rencontre avec l’Autorité générale égyptienne pour l’investissement et les zones franches (Gafi), dans le cadre de sa visite officielle en Égypte, jeudi.
Dans le paysage économique égyptien, la Gafi joue un rôle de régulation et de promotion des investissements. Le locataire d’Iavoloha a ainsi profité de sa prise de parole pour dérouler le tapis rouge aux investisseurs égyptiens. À l’entendre, ce qu’il a observé durant son séjour l’a convaincu de l’expertise et des capacités de l’Égypte.
« Au cours de ce séjour en Égypte, j’ai pu constater de nombreuses réalisations remarquables. (…) Ces grandes infrastructures qui ont été érigées montrent qu’une vision peut devenir réalité lorsqu’elle repose sur une planification claire, des financements mobilisés, un savoir-faire technique et un suivi rigoureux. Cette progression, qui va de la vision vers le projet, puis du projet vers la réalisation concrète, est précisément ce que Madagascar souhaite renforcer (…) », déclare-t-il.
Dans cette optique, le colonel Randrianirina lance: « Chers investisseurs égyptiens, Madagascar vous invite à apporter vos capitaux, votre savoir-faire et votre expérience éprouvée dans la réalisation de projets complexes et de grande envergure. » Dans ses arguments, il met l’accent sur l’idée que « la coopération entre nations africaines est une clé pour le développement de l’Afrique ». Outre les avantages de la coopération Sud-Sud, il avance également la carte des ressources stratégiques et la force du capital humain du pays.
La position géostratégique de Madagascar, qui en fait une rampe de lancement idéale pour accéder au marché mondial, a aussi été inscrite dans l’argumentaire de l’officier supérieur. Cependant, il a précisé « qu’en cette période de Refondation, Madagascar ne recherche pas simplement des financements. Nous recherchons des projets complets, bien structurés et durables». Dans la foulée, il ajoute:
« Nous recherchons des entreprises prêtes à s’engager durablement, des entreprises prêtes à mettre en œuvre et à entretenir les projets, à transférer la technologie, à former le personnel et à investir conjointement avec les entreprises malgaches».
Confiance mutuelle
Le chef de l’État reconnaît que, pour attirer les investisseurs, Madagascar fait face à des défis structurels, à l’exemple de l’énergie, des infrastructures logistiques et de la lourdeur administrative.
« Nous n’avons pas l’intention de dissimuler ces problèmes. Mais nous ne considérons pas non plus qu’il s’agisse de choses insurmontables », défend-il pourtant. Le colonel Randrianirina ajoute ainsi que « c’est justement à travers la Refondation que doit passer une meilleure organisation de l’action publique, ainsi que la réalisation de grands projets structurants pour relever ces défis ».
Dans son allocution devant la Gafi, le locataire d’Iavoloha a également soulevé la question de la confiance entre l’État et les investisseurs. « Pour l’État, la confiance signifie un soutien étatique, une coordination efficace entre les ministères et l’ensemble de l’administration publique, ainsi qu’une réelle volonté de répondre aux obstacles rencontrés par les investisseurs », affirme-t-il.
Toujours dans cette idée de confiance mutuelle, il demande donc aux investisseurs, égyptiens en l’occurrence, le respect de la loi et des réglementations fiscales, ainsi que le respect de l’environnement. Il inscrit aussi parmi les attentes de l’État la création d’emplois décents et la coopération avec les entreprises malgaches. Selon le communiqué de la présidence de la Refondation de la République, une dizaine d’opérateurs malgaches ont accompagné l’officier supérieur durant cette rencontre avec la Gafi.
Toutefois, le plaidoyer du colonel Randrianirina résonne d’une manière particulière dans un contexte de tensions latentes entre l’État et une partie du secteur privé local. Le Groupement des entreprises de Madagascar (Gem), principale organisation patronale du pays, a suspendu, fin juin, sa participation à l’ensemble des mécanismes de dialogue public-privé.
La raison de cette décision est ce que le Gem qualifie de « déni de justice prolongé » dont seraient victimes ses cinq représentants au sein du conseil d’administration de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS). Ces derniers figurent parmi les mis en cause dans l’affaire CNaPS-SMGD (Société municipale de gestion digitale). Le Gem conditionne la reprise du dialogue au rétablissement des garanties de l’État de droit et de l’égalité de traitement.
Dans la foulée, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) a tiré la sonnette d’alarme, début juillet, évoquant jusqu’à deux cent mille emplois directs menacés. En cause, selon cette organisation, l’instabilité croissante des règles du jeu et l’insécurité économique engendrées par les nouvelles taxes et obligations fiscales introduites dans les lois de finances, de 2023 à celle de 2026.
Garry Fabrice Ranaivoson

Faut pas se leurrer , il y aura toujours du donnant donnant. Que pouvons nous proposer en échange si ce n'est un assujetissement aux politiques égyptiennes ou marocaines en matière d'éducation, de religion, de culture et d'économie. Faut pas rêver, ce ne sera pas gratuit. Vite vite des élections démocratiques pour que le peuple choisisse . Il y va de l'avenir de notre pays. !!
RépondreSupprimerUn petit Koronely, cherche des sous, désesperement, pour son prochaine putsch, pour la reprise d'une République en faillite, cause: transformation en dictature socialiste, ou les socialististes ont fait défection depuis belle alure! Toute compte, que la dictature. Oh, mon dieu, il n'a rien pu ramasser, que des vagues promesses.
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