Les agents de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) passent à la vitesse supérieure pour revendiquer leur indemnité de logement. Ils menacent d’entrer en grève la semaine prochaine.
![]() |
| Des agents de la Commune urbaine d’Antananarivo manifestant au parking de l’Hôtel de vVlle à Analakely. |
Des syndicats des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) envisagent d’entrer en grève dès ce lundi. Ils ont déposé, hier, un préavis de grève de quarante-huit heures auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Ils ont également annoncé une manifestation, qu’ils prévoient d’organiser à l’Hôtel de Ville d’Analakely, auprès de la préfecture de police d’Antananarivo. « Nous n’avons aucune certitude, jusqu’ici, quant à la date à laquelle nous allons percevoir notre indemnité de logement », déclare Jean François Raharijaona, président du Syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (SMKAR), hier, à l’issue du compte rendu présenté par les représentants des dirigeants de la ville d’Antananarivo sur les démarches entreprises concernant cette revendication.
Absence du PDS
L’intervention des représentants de la municipalité n’a fait qu’attiser le mécontentement du personnel. Lors d’un rassemblement sur le parking de l’Hôtel de Ville, hier, Zo Andriatsilavo, conseiller technique auprès de la CUA, a notamment évoqué une décision imminente du Conseil d’État concernant l’organe délibérant. « Une décision claire doit être rendue, que nous devions recevoir 200 000 ariary, moins de 200 000 ariary ou 50 000 ariary ; cette décision doit être rendue clairement. C’est ce que nous attendons aujourd’hui », a-t-il expliqué. Il a ensuite annoncé l’absence du président de la Délégation spéciale (PDS), actuellement à l’étranger, tout en promettant qu’une assemblée générale serait organisée à son retour. Loin de rassurer la foule, ces déclarations ont provoqué l’indignation des travailleurs, qui ont hué le responsable et exigé des réponses immédiates à leur revendication.
Cette grève risque de perturber les services administratifs. La délivrance des permis de construire, des actes d’état civil ou encore les légalisations pourraient ainsi être suspendues. En effet, les agents d’arrondissement figurent parmi les personnels des collectivités territoriales décentralisées qui réclament une indemnité de logement.
Pour les employés de la CUA, la revendication est simple : appliquer le décret relatif à l’indemnité de logement de 200 000 ariary pour tous les agents de l’État, à compter du mois de juillet. La revalorisation de cette indemnité n’apparaissait pas encore sur leur bon de caisse du mois de juillet.
Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé qu’il appartient aux conseils municipaux ou régionaux de décider du montant et des modalités de versement de cette indemnité de logement, en vertu de leur autonomie administrative et financière.
Miangaly Ralitera

Les caisses sont vide.
RépondreSupprimer