À 21 ans, Sahaza doit réunir cent douze millions d’ariary pour une transplantation rénale, tout en assumant trois séances de dialyse par semaine. Ses soins absorbent une grande partie des fonds collectés.
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| Pour Sahaza, un espoir de guérison au-delà de la dialyse. |
Réunir environ cent douze millions d’ariary (vingt six mille dollars) pour une transplantation rénale tout en assumant près de quatre cent quarante mille ariary par séance de dialyse, trois fois par semaine. C’est le combat quotidien de Sahaza, 21 ans, dialysé depuis 2024. L’argent qu’il tente de collecter pour son opération est régulièrement absorbé par les dépenses liées à ses soins et aux médicaments. « La dialyse ne peut pas me guérir, mais elle est vitale. Je ne peux pas l’arrêter. La transplantation rénale est la seule solution », témoigne-t-il. Son problème rénal a été découvert en 2024, lorsque les examens ont révélé que ses reins étaient trop petits. Depuis, il se rend à l’hôpital trois fois par semaine. Ce rythme l’empêche de travailler ou de poursuivre ses études.
Pour financer sa transplantation, Sahaza multiplie les petits moyens de subsistance. Il vend notamment des œufs et d’autres produits à l’église.
Contraintes
Chaque recette lui permet de mettre de l’argent de côté. Mais les dépenses médicales restent incontournables. Une séance de dialyse coûte environ quatre cent quarante mille ariary, auxquels s’ajoutent les médicaments.
La dialyse impose également des contraintes au quotidien des patients. Leur organisme étant plus vulnérable, ils doivent davantage se protéger contre les infections. Certaines restrictions alimentaires peuvent aussi être nécessaires selon l’état de santé de chacun. Après une séance, le patient peut être très fatigué. Certains retrouvent toutefois leur vie quotidienne une fois la séance terminée, malgré la fragilité de leur organisme.
Pour Sahaza, les fonds collectés pour la transplantation peuvent donc servir à financer les soins actuels. Il doit poursuivre la dialyse tout en réunissant les moyens nécessaires à son opération. Une page Facebook, « Renaissance pour Sahaza », relaie son histoire et son appel au soutien. « Je demande de l’aide, car je veux guérir », confie Sahaza. Il souhaite retrouver une vie comme les autres jeunes de son âge et pouvoir, un jour, vivre sans dépendre de la dialyse.
Fanilo Mampianintsoa
