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| Olivia Rakotondrasoa, assistante de coordination du projet de réseaux d’énergie villageoise à Ambilobe et Ambanja, participe à la Fier Mada. |
La 27e édition de la Foire Internationale de l’Économie Rurale de Madagascar (FIER Mada) se démarque par la présence de plusieurs produits séchés et transformés. Des paysans se lancent davantage dans la transformation agroalimentaire. Leurs activités vont du séchage de fruits et légumes à la production de farine de banane, à la transformation du manioc en farine de tapioca, en gâteau, ou même en biscuit Palets Bretons. Et le plus innovant, cette année, c’est la viande hachée séchée, produite par la coopérative Tantsaha Miavotra de Manjakandriana.
« Ce produit est né d’une coopération pour approvisionner en légumes les cantines scolaires dans le Sud. La machine que nous avons utilisée n’a pas suivi le rythme de la demande, alors notre projet a été changé en viande hachée », explique Sarobidy Razanadrakoto, membre de la coopérative, hier, en marge de l’ouverture officielle de cet événement qui se tient à Andohatapenaka jusqu’à dimanche.
Anti-gaspillage
Ces transformations agroalimentaires ont été initiées comme solution anti-gaspillage. « Quand vient la saison des pommes de terre et des carottes, elles pourrissent et voient leur prix s’effondrer, alors qu’on ne peut même pas les conserver », enchaîne Sarobidy Razanadrakoto.
Ces paysans viennent étoffer la petite liste d’industries agricoles à Madagascar. « Les matières premières sont disponibles à Ambilobe et à Ambanja, mais il n’y a aucune transformation sur place. Les acheteurs se contentent d’acheter les fèves pour les exporter. Afin d’apporter plus de valeur ajoutée, ces projets ont été mis en place », lance Olivia Rakotondrasoa, assistante de coordination du projet de réseaux d’énergie villageoise à Ambilobe et Ambanja, qui accompagne des villageois dans l’entrepreneuriat et la transformation, pour la production de farine de banane, de citron et d’orange séchée, de poudre de mangue.
Le défi pour ces paysans est de se faire une place sur le marché. Pour l’instant, leurs produits transformés n’ont pas encore conquis le cœur des consommateurs. Face à cette difficulté, la Région d’Analamanga affirme son soutien.
« Actuellement, nous identifions et sélectionnons les exploitants qui bénéficieront de l’accompagnement de la région au cours des six prochains mois, que ce soit dans le secteur de l’élevage ou de l’agriculture », a annoncé Clémence Raharinirina, cheffe de région d’Analamanga, à l’occasion.
Miangaly Ralitera
