Des employés de l’Asecna Madagascar entament un arrêt de travail à partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi. En toile de fond de ce mouvement social : des négociations salariales dans l’impasse. Le ministère des Transports et de la Météorologie n’interdit pas la grève, mais rappelle aux agents plusieurs dispositions du statut unique du personnel de l’Asecna, tout en se disant ouvert au dialogue constructif.
L’article 5 de ce statut stipule qu’« en raison des obligations de continuité de service public de sécurité de la navigation aérienne qui sont assignées à l’Agence par les États membres et à travers les accords régionaux et internationaux, les agents sont tenus d’assurer la continuité du service public de sécurité de navigation aérienne ».
Chaque agent s’engage, à travers son contrat de travail, à assurer cette continuité. La nouvelle rédaction de l’article 11 de la Convention est venue renforcer cette exigence :
« Les agents de l’Asecna sont astreints, à tout moment et en toute circonstance, à assurer la continuité du service public de sécurité de la navigation aérienne », notamment pour les évacuations sanitaires ou le déplacement de troupes militaires par avion.
Face aux revendications des salariés, le ministre des Transports et de la Météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, avait invité le directeur général de l’Asecna à se rendre dans le pays, dans un esprit de recherche consensuelle d’une solution. Ce séjour, programmé du 3 au 8 août, a finalement été dissuadé par la menace de grève. Le directeur général avait pourtant déjà affirmé que les différends entre le siège et l’Agence de Madagascar seraient aplanis dès l’année prochaine.
Pour clarifier sa position et éviter toute fausse interprétation de ses actions de bons offices, le ministère insiste sur le fait que « le Comité des ministres des pays membres de l’Asecna et son Conseil d’administration sont les instances suprêmes de décision »
L'Express de Madagascar