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| (De droite à gauche sur la photo) Bao Razafimahefa, secrétaire général de la CUA, Benoit Lucien Razafimandimby, directeur général Financier, Tony Rabarison, chef de service des recettes |
L’impôt foncier sur la propriété bâtie (IFPB) enregistre une baisse pour l’exercice 2023-2024. « La réduction oscille entre 30 % et 70 %, en fonction de plusieurs critères, comme la surface du bien, sa localisation géographique ainsi que son mode d’occupation (NDLR : loué ou occupé par le propriétaire)», explique Tony Rabarison, chef du service des recettes de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), hier, lors du lancement du « Mois de l’IFPB ».
Le montant de l’impôt a été réajusté grâce à une révision à la baisse de la valeur locative. « En 2021-2022, les montants figurant sur les avis d’imposition étaient très élevés, ce qui avait provoqué de nombreuses réclamations. À l’époque, la municipalité procédait par abattements ou dégrèvements, mais cette fois-ci, c’est la valeur de base servant au calcul de l’impôt qui a été directement révisée », a expliqué le directeur financier, Benoît Lucien Razafimandimby.
Montant juste
La municipalité espère que cet allègement fiscal incitera les citoyens à s’acquitter de leurs obligations. « C’est le montant excessif de l’impôt qui décourageait les contribuables. Désormais, chacun paiera un montant juste et équitable, ce qui devrait encourager la population à venir régler ses taxes », a-t-il ajouté.
Le taux de recouvrement demeure en effet très faible. Sur un total de 200 000 logements recensés, seules 33 000 propriétés se sont acquittées de cet impôt, soit à peine 15 % des contribuables, selon Tony Rabarison.
Face à la faiblesse de ces rentrées fiscales, la commune se retrouve dans l’incapacité d’assumer pleinement ses missions de service public et doit se contenter de couvrir ses dépenses de fonctionnement. Elle n’a pas pu réaliser de travaux routiers ni installer d’éclairage public.
Les contribuables disposent d’un mois pour régler cet impôt auprès des guichets des six arrondissements de la capitale. La CUA réitère son appel au civisme fiscal. « Cet impôt est indispensable pour concrétiser la vision de développement d’Antananarivo. C’est grâce à ces recettes que la ville pourra financer les travaux d’infrastructure, l’assainissement, la réorganisation et le suivi des aménagements urbains », a rappelé le secrétaire général de la CUA.
Miangaly Ralitera
