Un homme de 44 ans a été interpellé à Fianarantsoa et placé en garde à vue. Il aurait été surpris en train d’abuser d’un garçon de 12 ans, selon la police.
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| L'enfant a été hospitalisé au CHU Tambohobe, à Fianarantsoa. |
Flagrant délit. Un viol sur mineur a été commis à Fianarantsoa, dans le quartier Ankofafa, hier vers 3h 30 du matin.
À en croire la police, un homme de 44 ans s’est introduit dans une maison en l’absence de la mère de famille, prétextant vouloir la chercher. Profitant de la solitude de son fils de 12 ans, il a abusé de lui.
Malgré les tentatives du suspect de lui bâillonner la bouche, le garçon a réussi à crier et à appeler au secours. Ses appels ont alerté les voisins, qui ont surpris le quadragénaire en pleine agression. Ils l’ont maîtrisé, évitant de justesse un lynchage avant l’arrivée des policiers.
Les agents du Commissariat d’Ankofafa ont procédé à l’arrestation du suspect et l’ont conduit au bureau. L’enfant, blessé par les violences subies, a été pris en charge à l’hôpital universitaire Tambohobe. Le violeur présumé, également blessé après avoir été frappé par la foule, a été hospitalisé sous surveillance policière.
Sept autres enfants
L’affaire a été confiée aux services spécialisés dans la protection des mineurs pour la poursuite de l’enquête.
D’après les données de la Police nationale, les cas de viols sur mineurs se multiplient. Depuis le début du mois d’août, sept autres enfants ont été victimes d’agressions sexuelles dans différentes régions du pays. À Sofia, un homme de 41 ans a été arrêté pour le viol d’une fillette de 12 ans. À Tsiroanomandidy, un septuagénaire a été incarcéré pour des faits identiques. À Tolagnaro, Sambava, Amparafaravola et Antananarivo, des enfants âgés de 6 à 13 ans ont subi des crimes sexuels, les coupables présumés ayant tous été interpellés. À Morondava, un homme de 27 ans a été arrêté pour le viol d’une adolescente de 14 ans, tandis qu’à Toliara, une jeune fille de 16 ans a dénoncé les abus d’un astrologue.
La Police nationale affirme prendre en charge chaque dossier et les transmettre systématiquement à la justice. Elle appelle les familles et les citoyens à signaler sans attendre tout comportement suspect, pour protéger les enfants et prévenir de nouveaux drames. « La dénonciation rapide des faits reste la meilleure arme pour lutter contre ces violences », souligne-t-elle.
Gustave Mparany
