À l’approche de la nouvelle rentrée universitaire, les publicités pour les offres de formation se multiplient. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique renforce ses contrôles.
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| Un responsable auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de la descente auprès de l’institut non-conforme à Tanjombato. |
Une université clandestine a été démasquée à Tanjombato. « Cet établissement ne dispose pas encore de l’autorisation d’ouverture requise et ne possède même pas de bureau ni de locaux conformes. Pourtant, il lance déjà des campagnes d’information et inscrit des étudiants », indique une publication du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, hier. Cet établissement, qui dispose également d’antennes à Toamasina et à Ankorondrano, promet notamment la délivrance d’un diplôme de master. Cette découverte a été faite lors d’inspections menées par le ministère dans le cadre des préparatifs de la Commission nationale d’habilitation (CNH).
Il ne s’agit pas du premier établissement non conforme identifié cette année. « Plusieurs universités font des publicités mensongères », affirme le Dr Bearisoa Rakotoniaina, directeur de l’Accréditation et de l’assurance qualité auprès du ministère. Outre les irrégularités déjà évoquées, certains établissements proposent des formations sans disposer d’enseignants qualifiés ou de l’habilitation requise, tandis que d’autres promettent l’obtention d’un diplôme de licence en une seule année d’études. « Ils marchandent la formation et transforment le parcours éducatif en un business lucratif », insiste le responsable.
Inquiétude
Le ministère de l’Enseignement supérieur a reçu plus de deux cents signalements concernant des universités en situation irrégulière depuis le lancement de sa plateforme dédiée. « La majorité de ces signalements sont avérés », note le Dr Bearisoa Rakotoniaina.
Deux universités privées ont déjà été fermées pour ces irrégularités. « Nous leur avons demandé de se régulariser. Après cet avertissement, ces universités n’ont pas suivi les recommandations, alors leur fermeture définitive a été actée », indique une autre source au sein du ministère. L’établissement de Tanjombato et ses antennes pourraient également faire l’objet d’une fermeture.
Cette situation suscite l’inquiétude de nouveaux bacheliers et de leurs parents. À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027, les annonces concernant les offres de formation se multiplient. « Comment être sûrs que nous ne tomberons pas dans le piège d’établissements non conformes ?», s’interrogent des parents.
Le ministère de l’Enseignement supérieur invite le public à consulter son site officiel afin de connaître la liste des établissements habilités. Celle-ci sera mise à jour en octobre, à l’issue de la Commission nationale d’habilitation prévue à la fin du mois de septembre.
Miangaly Ralitera
