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| Dans les Écoles Primaires Publiques, de l’argent est aussi exigé des parents. |
La gratuité de l’enseignement public reste théorique pour de nombreuses familles. Si les déclarations officielles indiquent que le droit d’inscription et de réinscription s’élève à zéro ariary, la réalité est tout autre sur le terrain. « Il y a une somme à payer au moment de l’inscription », témoigne Miharivola Randriamanana, parent d’élève.
Les montants exigés varient d’une école à une autre : 30 000 ariary par élève dans une école primaire publique (EPP), 70 000 ariary par parent dans un Collège d’enseignement général (CEG) et 85 000 ariary dans un lycée. Du côté des établissements scolaires, on réfute toute tarification illégale. Selon un directeur d’école publique, ces sommes ne constituent pas des frais d’inscription officiels, mais des contributions financières fixées par les parents d’élèves eux-mêmes lors de leur assemblée générale.
« Ces participations financières des parents visent à assurer la rémunération des enseignants non fonctionnaires, dont la présence est essentielle au maintien des activités scolaires. Une autre partie de l’argent est utilisée pour réaliser des projets de l’école, comme la fabrication d’une salle d’informatique », explique le proviseur d’un lycée. Le directeur d’une autre école confie qu’une partie de cette cotisation parentale est utilisée pour le budget de fonctionnement. « La caisse école n’arrive que vers le mois de février, alors, pour l’achat de certains matériels didactiques qui sont nécessaires jusqu’à ce décaissement, on utilise une part de la cotisation parentale », indique la source. Ces montants représentent une lourde charge financière pour de nombreux parents.
Miangaly Ralitera
