Les organisations de la société civile et les professionnels engagés dans la promotion de l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) lancent un appel à la vigilance face à la multiplication des rumeurs entourant les récentes affaires de disparitions, de vols d’enfants et d’actes criminels à Madagascar. Dans un communiqué publié vendredi à Antananarivo, ils alertent sur les conséquences, parfois irréversibles, de la diffusion d’informations non vérifiées.
Selon les signataires, le climat de peur qui s’installe favorise les accusations hâtives et les actes de justice populaire. Ils rappellent qu’un simple soupçon, relayé sur les réseaux sociaux ou dans les échanges quotidiens, peut rapidement mettre en danger des personnes innocentes. Les cas enregistrés ces derniers jours à Faratsiho, Ambohimena, Antsirabe, Ankadindramamy, Antehiroka ou encore Analavory illustrent, selon eux, les dérives provoquées par les rumeurs.
Les organisations invitent ainsi la population à prendre le temps de vérifier toute information avant de la partager, qu’il s’agisse d’un message, d’une photo, d’une vidéo ou d’un témoignage. Elles estiment que ce réflexe constitue une responsabilité citoyenne essentielle pour prévenir de nouvelles violences.
Fanilo Mampianintsoa