À travers une trentaine de chansons, Poopy et Johary ont offert au public un voyage musical entre souvenirs d’enfance, complicité et grands classiques.
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| Poopy et Johary partagent la scène dans une ambiance chargée de souvenirs. |
Des souvenirs d’enfance, des retrouvailles et une salle qui se remplit au fil du spectacle. Hier, au CCI Ivato, Poopy et Johary ont partagé la scène dans une ambiance particulièrement chaleureuse. Vêtus de blanc, les artistes ont revisité leurs répertoires devant un public venu nombreux, alors que les entrées se poursuivaient encore pendant le spectacle. Plus qu’un simple concert, la rencontre a fait resurgir une partie de l’histoire musicale de ces artistes.
Dès « Mamy ny miaina», interprété par Poopy et Johary, les souvenirs ont refait surface. Pour Poopy, cette chanson renvoie directement à ses premières expériences sur scène. « Je me suis souvenue de mon enfance avec cette chanson. À l’époque, lorsque nous faisions nos premiers spectacles, nous étions tous les quatre très jeunes et nous avons beaucoup dansé », raconte-t-elle. Une évocation qui donne une dimension particulière à cette interprétation, entre nostalgie et plaisir de retrouver des compagnons de route.
Cette complicité reste également au cœur de la relation entre les artistes. Gothlieb décrit cette rencontre avec Poopy comme une collaboration profondément marquée par l’affection : « Notre rencontre avec Poopy est toujours une histoire d’amour et de partage.» Sur scène, cette proximité s’est traduite par des interprétations croisées et une véritable complémentarité entre les différentes formations.
Une scène en mouvement
La richesse du spectacle reposait aussi sur son dispositif musical. Les musiciens des différentes formations occupaient les côtés gauche et droit de la scène, chacun apportant les sonorités propres à son groupe. Plusieurs instruments se répondaient ainsi tout au long du concert, donnant du mouvement à la scène et permettant aux artistes de conserver leurs univers respectifs tout en les faisant dialoguer.
Après le morceau d’ouverture, Poopy a poursuivi seule avec « Hafatra», avant de retrouver le public autour de « Tia », repris par les spectateurs. Les échanges entre la scène et la salle ont progressivement renforcé l’ambiance du concert, notamment lors des titres les plus connus.
Le spectacle s’est ensuite poursuivi avec une sélection d’environ une trentaine de chansons, mêlant les grands titres de Poopy et de Johary ainsi que des morceaux interprétés ensemble. Le concert s’est finalement achevé sur des titres phares, notamment « Revy Sambasamba », offrant une conclusion festive à cette rencontre.
Cette réunion sur scène s’inscrit dans une histoire construite sur plus de trois décennies. Poopy et Johary ont partagé plusieurs étapes importantes de leur parcours musical, avec notamment « Andao Andihy », le premier album studio solo de Poopy, sorti en 1991, qui témoigne d’une période importante de leur collaboration.
La présence de Njila s’inscrit également dans cette histoire. Compositeur important de son groupe, il avait déjà travaillé avec les artistes réunis autour de ce spectacle. Au fil des années, leurs parcours se sont rapprochés jusqu’à permettre cette nouvelle rencontre.
Avec leurs musiciens respectifs et une succession de chansons connues du public, Poopy et Johary ont ainsi fait revivre une partie de leur histoire commune. Entre les souvenirs évoqués par Poopy, la complicité soulignée par Gothlieb et les chansons reprises par le public, la soirée a surtout rappelé que certaines musiques continuent de traverser les générations.
Cassie Ramiandrasoa
