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| L’espace Filaos au bord de la mer. |
Les marchands de brochettes et les commerçants occupant l’espace Filaos, près de la Banque centrale de Madagascar, au bord de la mer à Mahajanga-Be, ont manifesté à la fin de la semaine dernière. Ils ont déployé une banderole pour contester leur expulsion de cette place.
Après l’achèvement des travaux de réhabilitation effectués à l’espace Filaos il y a quelques mois, la municipalité a décidé d’instaurer une nouvelle gestion de cet espace, utilisé pour le commerce de brochettes, de boissons et de jeux. La commune a accordé une autorisation temporaire d’exercer des activités commerciales à l’espace Filaos depuis le 8 juillet dernier, à l’issue d’une réunion organisée entre les deux parties le 3 mai.
La commune a toutefois lancé un avis d’expulsion visant la majorité des occupants en raison du non-respect des engagements pris et de la non-régularisation de leur situation, notamment le paiement des taxes.
« La commune vous a accordé une semaine pour régulariser votre situation, ce que vous n’avez pas fait. Voici les infractions et manquements constatés : défaut de remplir et de compléter tous les documents de location requis, non-paiement du loyer dû à la commune de Mahajanga, ainsi que non-respect des règles de propreté et d’entretien des locaux et non-respect de l’organisation et des consignes de la commune.
Vous êtes priés de remplir les formalités administratives nécessaires à votre expulsion de l’espace Filaos. Par conséquent, vous êtes priés de retirer vos effets personnels et de quitter les lieux, dans un délai de deux jours, et de restituer les effets personnels et matériels appartenant à la société STAR », est-il stipulé dans l’avis d’expulsion signé par le deuxième vice- président de la délégation spéciale.
Mesures
« Nous sommes fautifs et nous implorons votre pardon. Nous voulons rester sur place, car c’est notre gagne-pain. Où irons-nous ? », ont clamé les manifestants.
En réponse, la municipalité a durci le ton en refusant toute négociation.
« Toutes les informations nécessaires figurent dans l’avis. De nombreuses mesures ont été prises par les responsables de la commune. L’infrastructure et la gestion sont améliorées. La commune s’efforce d’aller de l’avant et de prendre soin des commerçants, des clients et de l’aspect de la ville. Les occupants qui n’ont pas payé convenablement leurs taxes ont fait l’objet d’un contrôle. Ils ont été convoqués à une réunion, mais ne s’y sont pas présentés. Un délai de paiement leur a été fixé et ils ont été informés des mesures qui seraient prises en cas de non-respect. Il n’est pas question d’intérêt personnel. Seul l’intérêt de la ville est pris en compte. S’ils avaient réglé leur dette dans les délais impartis, ils auraient pleinement eu le droit de continuer à profiter de l’espace. L’administration municipale est actuellement en train de réorganiser la ville. La gabegie n’a pas sa place à la municipalité », a déclaré le président de la délégation spéciale.
Vero Andrianarisoa
