Une entreprise arrive à produire chaque jour entre 7 et 10 tonnes de charbon écologique à partir de matières végétales locales transformées. La filière fait vivre seize employés.
![]() |
| Du charbon écologique exposé à la Fier Mada. |
À Arivonimamo, Mi’Arina Charbon Écologique développe sa production avec une machine capable de fabriquer entre 7 et 10 tonnes de charbon écologique. L’entreprise, qui emploie seize personnes, travaille sur une formule destinée à améliorer la combustion du produit et à faciliter son utilisation.
Sa particularité repose sur son procédé de fabrication. Grâce à un four carbonisateur, l’entreprise transforme les matières végétales pouvant être carbonisées en poudre avant leur transformation en charbon écologique. Des poussières de charbon peuvent également être utilisées dans la fabrication, mais la matière végétale carbonisable reste la principale base du produit.
Qualité
Le charbon écologique est ensuite compacté avec du manioc comme liant. L’entreprise propose deux types de produits : un charbon destiné aux éleveurs et un autre pour la cuisson domestique. Elle fournit notamment des éleveurs d’Imerintsiatosika. Pour la cuisine, le produit permet de cuire du riz et de poursuivre la préparation d’autres aliments.
Avec une production pouvant atteindre de 7 à 10 tonnes, Mi’Arina Charbon Écologique commercialise son produit à 1 000 ariary le kilogramme. Ses clients comprennent des éleveurs ainsi que des hôtels. L’entreprise s’approvisionne également localement en matières premières, participant ainsi au développement de l’économie de la région d’Arivonimamo.
Pour Judicaël Mamitiana, responsable au sein de cette petite et moyenne entreprise, la qualité du produit reste essentielle pour développer cette filière. « Les produits de mauvaise qualité ternissent l’image du charbon écologique et finissent par décourager les consommateurs», souligne-t-il.
Présente à la Fier Mada, l’entreprise met en avant son savoir-faire et présente son charbon écologique au public. À travers cette participation, Mi’Arina souhaite faire connaître une alternative énergétique produite localement.
Fanilo Mampianintsoa

Bravo ! Apparemment sans fumée active et préserve de la déforestation , cette technique épargnera les Malgaches d'un fléau de santé publique majeur avec le risque sur les poumons de l'exposition permanente aux fumées du charbon de bois !
RépondreSupprimerJe doute que ce "charbon écologique" n'est pas nuisible aux utilisateurs (de la fumé, ça reste de la fumé), pourtant c'est une bonne moyen de'transformer des residues et d'autres matieres organiques, en combustible. Bonne chose.
RépondreSupprimerMais, est ce que les villages malagasy plantent assez d'arbres, est ce qu'ils creent des forestations et des plantations?
Je pense qu'il manque dans cette filliere: c'est facile voir tres facile de planter des arbres et créer des nouvelles forets: autour de votre village, pres de chez vous, dans la porté de vos "habitations" et de votre lieu de vivre.
Regardez seulement autour des villages malgaches: c'est le grande vide: plus rien. Prennez 1/3 de cette surface et planter: à la volonté, c'est le combustible des generations futures.
C'est tres facile, que de mettre des graines dans le sol, et si vous voulez le mettre en plus professionel: de mettre dans des pots, et des bouteilles d'eau coupé, pendant 2-3 mois et de les arroser: ça doit etre à l'hauteur de tous le monde, non?
Pourquoi pas de créer des petits "Fikambanana ho an'ny Fambolena" dans tous les villages ?