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| Des nids-de-poule à Andohan’i Mandroseza. |
Les chaussées de la capitale se dégradent à nouveau. Les nids-de-poule se multiplient sur plusieurs axes, perturbant la circulation.
Un an et demi. C’est le temps qu’ont tenu les chaussées rénovées de la rue Pasteur Rabeony Hans, en 2024. Des nids-de-poule font déjà leur réapparition sur cette route, notamment sur un tronçon à Ampandrana, en face de l’école primaire publique (EPP Vohibola). « Les pneus ne doivent surtout pas rouler dessus. Cela peut endommager la transmission », lance Mamitiana R., un automobiliste qui a emprunté cette route, hier.
Sur cette même rue, en face du croisement vers Betongolo, des trous commencent également à se former. « Ce sont de nouvelles dégradations que nous constatons sur ces chaussées. Elles auraient déjà dû faire l’objet d’un entretien périodique », lance un spécialiste en travaux publics.
Des nids-de-poule provoquent des embouteillages sur certains axes, comme ceux à Andrefan’Ambohijanahary. « Andrefan’Ambohijanahary est mon itinéraire habituel. Mais depuis que ces nids-de-poule ont réapparu, je préfère faire le détour à Fiadanana, puis Mahamasina pour rejoindre Anosy. L’état actuel de la chaussée provoque des ralentissements », témoigne Andry Rakotozafy, conducteur de taxi. Ce tronçon de route a été maintes fois réhabilité, mais les trous réapparaissent toujours.
Facteurs hydrauliques
Même chose à Andohan’i Mandroseza, la partie de la route qui n’a pas été bétonnée se dégrade encore. La réapparition des dégradations sur les chaussées récemment rénovées résulte principalement de facteurs hydrauliques, comme la rupture de conduites d’eau ou la stagnation superficielle, faute d’infrastructures d’assainissement adéquates.
D’autres trous sont constatés sur d’autres rues de la capitale, comme à Antanimena, à Ankadifotsy, près du rond-point Behoririka, à Ampasika ou encore à Ampasampito. « Ils vont certainement s’agrandir pendant la prochaine saison des pluies », anticipe un usager de la route. L’objectif « zéro nid-de-poule » sur les grands axes de la capitale figure parmi les priorités de l’équipe municipale actuelle, d’après un responsable de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Un défi qui reste toutefois loin d’être gagné au vu de l’état actuel de la voirie.
Selon une source interne à la mairie, le manque de rentrées financières prive la commune des moyens nécessaires pour financer les projets de développement. Le taux de recouvrement de l’impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) a été de 15 % à Antananarivo. « Faute de recettes fiscales suffisantes, la municipalité parvient à peine à financer son budget de fonctionnement, ce qui l’empêche d’investir, comme dans la réparation des routes », explique cette source. Les dirigeants de la capitale sensibilisent la population au paiement des taxes. Le 12 août, lors du lancement du « Mois de l’IFPB », le secrétaire général de la commune, Bao Razafimahefa, avait souligné : « L’impôt permet de réaliser notre vision pour Antananarivo. C’est grâce à lui que nous pouvons financer le développement, les infrastructures, la salubrité publique et l’embellissement de la ville. »
Miangaly Ralitera
