PORTRAIT - Djivà fait rayonner la culture malgache

Djivà fait de la musique un vecteur de promotion de la culture et de l’identité malgaches.

Révélée par son prix « Coup de cœur de l’Association des journalistes culturels Sorakanto » au Fanilo Voice 2026, Djivà veut faire de sa musique un ambassadeur de la culture malgache, jusqu’à l’international.

Pour Djivà, la musique ne se résume pas à une performance vocale. C’est un moyen de transmettre une identité, une culture et un héritage. Lauréate du prix « Coup de cœur de la presse » lors du Fanilo Voice 2026, l’artiste entend désormais porter les couleurs de Madagascar bien au-delà de ses frontières.

De son vrai nom Niaina Camille Rajaonarivony, Djivà est née à Antsirabe. Passionnée de musique depuis son plus jeune âge, elle grandit dans cet univers dès l’âge de deux ans. « La musique est le seul domaine qui me permette de transmettre des messages à travers les chansons et de vibrer avec les passionnés de musique », confie-t-elle.

Le Fanilo Voice 2026 représente un tournant dans son parcours. Elle décrit cette aventure comme « un véritable challenge et un défi ». Recevoir le prix « Coup de cœur de la presse » constitue pour elle une immense fierté. « La presse est un acteur majeur qui peut faire connaître mes œuvres et ce que je suis », souligne-t-elle. Son objectif était également de partager son identité et de mettre en lumière la culture malgache sur scène, un pari qu’elle estime avoir relevé grâce à l’accueil réservé à ses prestations.

Cette identité malgache s’est exprimée aussi bien dans son répertoire que dans ses tenues. « Je suis malgache. Je vis selon l’héritage transmis par mes ancêtres. Les traditions, la foi et la culture occupent une place essentielle dans ma vie quotidienne comme sur scène », affirme-t-elle.

Aujourd’hui, Djivà considère cette distinction comme une étape vers de nouveaux projets. Avec son groupe, elle souhaite renforcer la place de la culture malgache dans ses créations à travers le « Multivers », le style musical qu’elle développe. Son ambition est de faire découvrir prochainement ses compositions au grand public.

L’artiste fait toutefois face à un obstacle majeur. Son groupe a obtenu plusieurs contrats à La Réunion grâce au bassiste Patrick Persée, musicien international installé sur l’île, mais ces opportunités restent inaccessibles faute de moyens financiers pour couvrir les déplacements et les démarches administratives.

Cassie Ramiandrasoa

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