MONDIAL 2026 - Les succès africains servent de modèle

Le ministre Rasambany (centre) et le président  de la FMF à la finale du Mondial 2026.

La Coupe du monde 2026, remportée par l’Espagne face à l’Argentine, a pris fin dimanche. Elle restera comme un tournant pour le football africain. Neuf des dix représentants ont franchi la phase de groupes, tandis que le Maroc est devenu le premier pays africain à atteindre les demi-finales de deux Coupes du monde consécutives, confirmant que son épopée de 2022 n’était pas un accident.

Le Cap-Vert, l’Égypte, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la RD Congo ont également prouvé que les nations africaines peuvent désormais rivaliser avec les meilleures équipes du monde. Cette progression repose sur des centres de formation performants, des joueurs évoluant dans les grands championnats, une meilleure gouvernance des fédérations et des investissements soutenus dans de belles infrastructures.

Pour Madagascar, cette Coupe du monde doit être une source d’inspiration plus qu’un simple spectacle. La présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, et d’Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malagasy de football, lors de la grande finale de la Coupe du monde 2026, doit profiter à Madagascar. Les Barea ont entretenu l’espoir d’une première qualification, mais les obstacles restent nombreux : un championnat peu professionnalisé, des infrastructures insuffisantes et qui ne respectent pas les normes exigées, une formation des jeunes encore inégale et des compétitions nationales qui peinent à élever leur niveau d’exigence.

L’exemple marocain démontre qu’un projet construit sur quinze ou vingt ans peut transformer durablement une nation. Cette réussite ne repose pas uniquement sur la diaspora, mais aussi sur une politique de formation ambitieuse, un encadrement technique moderne et une vision commune entre l’État, la fédération et les clubs.

Projets cohérents

Le débat sur un éventuel Mondial à 64 équipes est déjà lancé. Un élargissement offrirait davantage de places aux nations émergentes, notamment africaines, mais certains craignent une baisse du niveau sportif et un calendrier encore plus chargé. À ce jour, la FIFA n’a pris aucune décision.

Pour la Grande Île, l’essentiel n’est pas d’espérer davantage de places qualificatives. Même avec une Coupe du monde à 64 équipes, la qualification passera d’abord par une profonde restructuration du football national.

L’entraîneur Titi Rasoanaivo partage cette analyse : « L’écart se rétrécit avec les grandes nations. Sur les dix équipes africaines, seule la Tunisie nous a déçus. Madagascar doit définir une véritable politique et un projet de développement cohérent. Le sport doit faire l’objet d’une assise nationale. Nous avons beaucoup d’écoles de football, mais le temps de pratique reste insuffisant. Il faut investir sur le long terme et non rechercher des résultats immédiats sans lendemain. »

Le Mondial 2026 livre ainsi une double leçon. L’Afrique s’affirme désormais comme une puissance montante du football mondial, mais seuls les pays qui investissent durablement dans la formation, les infrastructures et la gouvernance récoltent les fruits de leurs ambitions. Madagascar connaît désormais la voie à suivre.

Donné Raherinjatovo

1 Commentaires

  1. Il me semble que les demies finale de cette coupe du monde aux États-Unis, Canada et Mexique opposaient d'un côté
    ARGENTINE-ANGLETERRE
    ESPAGNE-FRANCE,
    MALHEUREUSEMENT JE NE VOIS PAS LE MAROC !
    Peut-être le "journaliste?" de L’EXPRESS prend ses désirs pour la réalité ? *

    RépondreSupprimer
Plus récente Plus ancienne