Le scénario du mois d’avril refait surface. Trois mois après une première activation, provoquée par les perturbations du marché pétrolier international, Madagascar réinstaure l’état d’urgence énergétique.
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| Un tableau d’affichage des prix du carburant dans une station-service. |
La décision a été adoptée en Conseil des ministres. Concernant les hydrocarbures, le décret publié par la Présidence vise à mettre en œuvre le mécanisme d’ajustement automatique des prix, alors que le contexte international reste très volatil », indique Cydolain Raveloson, directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).
Cette nouvelle mesure intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des tensions au Moyen-Orient, ravivant les incertitudes sur l’évolution du marché international du pétrole. Il s’agit d’anticiper les conséquences d’un éventuel choc pétrolier et de disposer des moyens nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement en carburant et assurer la continuité des services essentiels.
Prévue par l’article 61 de la Constitution, cette décision permet à l’État de faire face à des situations susceptibles d’avoir un impact majeur sur l’économie nationale et la vie de la population. Dans le secteur énergétique, elle offre aux autorités la possibilité de prendre rapidement des mesures pour organiser l’approvisionnement, prévenir les risques de pénurie ou encore encadrer le fonctionnement du marché.
Décret appliqué
Une semaine avant l’annonce du décret, une première mesure de restriction avait déjà été appliquée aux achats de carburant. Chaque acheteur était limité à un volume maximal de cent litres par jour.
Le rétablissement de l’état d’urgence énergétique intervient quelques jours après la remise en vigueur du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, suspendu lors de la précédente crise. À ce jour, les prix à la pompe restent fixés à 4 860 ariary pour le gasoil et à 5 100 ariary pour le supercarburant.
Sur le volet des hydrocarbures, l’OMH rappelle que le mécanisme d’ajustement automatique des prix demeure applicable.
« Concernant le volet hydrocarbures, le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix est appliqué », précise l’organisme.
Face aux inquiétudes liées à une éventuelle hausse des prix à la pompe, l’OMH se veut rassurant. « Nous ne sommes pas encore arrivés à cette phase d’augmentation des prix des carburants. Le gouvernement veille au pouvoir d’achat de la population », souligne-t-il.
Ihariana Sarobidy

lol.
RépondreSupprimerMis sur le cheval perdant: la Russie a perdu la guerre, et vous mettez sur >Poutine, le criminel de cette affaire? Tant pis pour vous, laissez Madagascar tranquille, elections de suite: vous n'avez rien pour ce pays. votre "transition" est un échec cuissant: retirez vous de suite.