Les acteurs de la conservation de la biodiversité ont réaffirmé leur volonté de mieux coordonner leurs actions, afin de mieux protéger le patrimoine naturel de Madagascar.
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| Les participants à l’atelier organisé par les acteurs de la conservation. |
Face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité malgache, notamment la déforestation, la dégradation des écosystèmes, les espèces exotiques envahissantes et le changement climatique, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), son Comité national, le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), ainsi que leurs partenaires ont organisé un atelier national de coordination des acteurs de la conservation. L’objectif est de renforcer les synergies entre les institutions, d’aligner les interventions sur la Stratégie et le plan d’actions nationaux pour la biodiversité (SPANB) et d’accélérer la mise en œuvre des engagements internationaux de Madagascar.
Emplois verts
Selon Tojotsara Ratefason, directrice des Aires protégées, des Ressources naturelles renouvelables et des Écosystèmes au MEDD, les nombreux projets de l’UICN à Madagascar doivent être davantage harmonisés avec les priorités du Gouvernement. Elle a souligné que la protection de la biodiversité ne peut être durable sans retombées concrètes pour les communautés locales. À cet effet, les futurs projets devront intégrer la promotion du capital humain, la création d’emplois verts et l’amélioration des moyens de subsistance afin que les populations deviennent les premières bénéficiaires de la conservation.
L’atelier a également permis de présenter aux représentants de l’UICN les attentes de Madagascar en matière de protection des espèces, des forêts et des écosystèmes, tout en procédant à l’élection de Manantsoa Tiana Andriatsihoarana à la tête du Comité exécutif du Comité national UICN Madagascar, chargé de renforcer la coordination des actions de conservation.
De son côté, Luther Anukur a rappelé que l’UICN regroupe des États, des ONG et diverses organisations engagées dans la protection de la nature. Il a souligné que l’organisation soutient déjà plusieurs programmes à Madagascar, grâce à des appuis techniques et financiers, notamment dans la protection des forêts et des écosystèmes marins.
Le président de l’UICN Afrique a également souligné que Madagascar abrite près de 5 % de la biodiversité mondiale. Pour lui, cette richesse naturelle constitue un véritable levier de développement durable, à condition de mieux relier la conservation de l’environnement au développement économique, à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus des populations.
À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé que la préservation de la biodiversité malgache repose sur une action collective, une meilleure coordination entre les acteurs et des partenariats renforcés, avec l’ambition de concilier protection de la nature et développement durable au bénéfice des communautés.
Lucia Rabarijaona
