ANALAMANGA - La police de la route revient pour faire respecter la loi

Après des mois d’absence, la police de la route refait surface à Analamanga. Les automobilistes devront respecter le code de la route, sous peine de sanctions immédiates.

Trois types de gilets distingueront les policiers selon leur fonction : contrôle, régulation ou intervention.

La police de la route reprend du service à Analamanga après plus de huit mois d’absence. Lors d’une rencontre avec la presse hier au commissariat central de Tsaralalàna, le contrôleur général de police Seraly Hercule a annoncé le déploiement, dès lundi, de 520 agents spécialement formés.

« À partir de maintenant, la loi sera appliquée sans intervention ni favoritisme. Les contrevenants seront sanctionnés, quel que soit leur statut », a-t-il déclaré. Les policiers porteront trois types de gilets distincts selon leur mission et seront identifiables par un numéro et un badge. Les usagers sont invités à éviter toute altercation sur la voie publique et à se tourner vers les bureaux compétents en cas de litige.

Un délai de 48 heures

Le commissaire principal de police Alain Adonis Rafalimanana, directeur régional de la Sécurité publique, a précisé que des points de contrôle ont été définis et que les agents disposeront de fiches de contravention officielles et de matériel réglementaire.

Les automobilistes pourront être arrêtés pour infractions visibles ou non, et recevront à la fois des sanctions et des conseils. Les barrages routiers viseront à sécuriser les voyageurs et à prévenir les actes de banditisme ou le transport d’objets interdits. Les véhicules en infraction pourront être placés en fourrière, avec rétention des papiers de trois à dix jours et paiement d’amendes dans un délai de 48 heures sous peine d’arrestation.

La police entend mettre fin aux pratiques illégales, dont les refus d’obtempérer, la circulation à contresens ou l’usage abusif des bicyclettes comme moyen de transport collectif. Les amendes seront réglées au commissariat central de Tsaralalàna pour la capitale et dans les communes pour les districts périphériques.

Les responsables affirment vouloir instaurer une discipline stricte et une police « familière » mais ferme, pour réduire les accidents et faire respecter le code de la route. Les autorités espèrent qu’en six mois, les automobilistes d’Analamanga adopteront une conduite conforme. La priorité est de restaurer l’ordre et la sécurité sur les routes.

Gustave Mparany

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