À l’approche du baccalauréat 2026, le Mesupres renforce le dispositif de sécurisation des sujets. Cette mesure s’applique de leur élaboration à leur acheminement afin d’éviter toute fuite et de garantir le bon déroulement des épreuves.
![]() |
| Les ministres Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa et Erick Michel, lors de la signature de convention hier à Anosy. |
Cette année, l’élaboration des sujets repose sur un système de propositions multiples. Pour chaque matière, trois sujets sont proposés par chaque Direction régionale de l’Éducation nationale (DREN).
« Pour les mathématiques ou d’autres matières notamment, avec les 23 régions que compte Madagascar, 69 propositions de sujets sont ainsi préparées. C’est à partir de ces propositions que les concepteurs élaborent ensuite les sujets définitifs », indique Angelo Raherinirina, directeur général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de la signature d’une convention entre le Mesupres et le ministère de la Sécurité publique, hier à Anosy.
Les sujets sont préparés par des enseignants spécialement mobilisés dans ce processus. « Ils sont acheminés vers les centres d’examen suivant une procédure rigoureuse, compte tenu de leur caractère sensible. Le transport des sujets débute cette semaine. Les centres les plus éloignés sont desservis en priorité et les déplacements sont effectués sous escorte », poursuit le directeur général.
Les sujets retenus sont identiques dans toutes les régions du pays afin de garantir l’équité entre les candidats. Les enseignants ayant participé à leur conception restent, pour leur part, en quarantaine afin de préserver la confidentialité des contenus.
Veille numérique
Concernant la sécurité des sujets, le responsable assure que toutes les dispositions nécessaires sont prises. Le Mesupres renforce notamment la lutte contre la diffusion de faux sujets d’examen sur les réseaux sociaux. Une convention a été signée avec le ministère de la Sécurité publique afin de renforcer la collaboration entre les deux institutions, notamment dans la sécurisation des épreuves du baccalauréat.
La veille numérique figure parmi les principales mesures mises en place. Elle vise à surveiller la circulation de faux sujets sur les plateformes en ligne, utilisées par certains individus pour diffuser de fausses informations et provoquer des perturbations. Les services de lutte contre la cybercriminalité sont mobilisés afin d’identifier et de poursuivre les personnes qui diffusent volontairement ces faux sujets, souvent dans le but d’escroquer les candidats en leur soutirant de l’argent.
« La collaboration autour de cette veille numérique sera renforcée », souligne Angelo Raherinirina. Il précise qu’une coopération existe déjà entre le ministère et les forces de l’ordre. Plusieurs personnes impliquées dans ce type d’activités ont déjà fait l’objet de mesures.
La surveillance des éventuelles irrégularités liées au baccalauréat est assurée à plusieurs niveaux: au niveau régional, au sein du ministère, ainsi que dans le cadre de la collaboration avec les forces de l’ordre.
Plusieurs personnes impliquées dans la diffusion de faux sujets ont déjà fait l’objet de mesures. Des actions ont été engagées et des enquêtes sont en cours. Toutefois, certaines informations restent confidentielles en raison du caractère sensible de l’examen. Les citoyens sont également appelés à signaler tout cas suspect. Toute situation jugée suspecte est transmise aux autorités compétentes. Face à la diffusion de faux sujets d’examen sur les réseaux sociaux, les autorités maintiennent leurs actions afin de prévenir toute forme d’infraction susceptible de compromettre le bon déroulement des épreuves du baccalauréat.
Mialisoa Ida
