AMBOANJOBE - Des passants découvrent le squelette d’un homme

Joel, marié et père de deux garçons, a été retrouvé mort à Amboanjobe. Son corps présentait des mutilations, selon des témoins.

L’épouse de Joel raconte avoir veillé jusqu’à minuit, espérant son retour.

Un crime odieux a choqué Amboanjobe hier matin. Le corps sans vie de Joel, négociant en volailles domicilié à Antsahabe, a été découvert près de la Place de l’Amitié.

Selon les premiers éléments recueillis, des signes de violence étaient visibles sur la dépouille. 

« À 7 heures du matin, j’ai vu le corps. La partie inférieure était très abîmée, ne laissant apparaître que les os. Ses mains étaient intactes, mais ses cuisses étaient fortement endommagées, comme si elles avaient été rongées », raconte un témoin. Selon lui, des traces de sang auraient été retrouvées plus loin, ce qui laisse penser que Joel a été tué ailleurs avant d’être abandonné sur place.

Le lieu est calme ; les maisons voisines sont isolées, dispersées les unes des autres. Les caméras de surveillance d’une résidence proche, qui auraient pu fournir des indices, ne fonctionnaient pas.

Somme d’argent

La femme de la victime, Volatiana Françoise Domoinamalala, mère de deux garçons de 4 ans et de 9 mois, peine encore à réaliser ce qui est arrivé. 

« Il part toujours à 5 heures du matin et rentre au plus tard à 17 heures. Mercredi soir, nous l’avons attendu, mais il n’est pas revenu. Ce n’est pas dans ses habitudes. Il nous prévient toujours s’il doit s’absenter. J’ai attendu jusqu’à minuit avant de fermer la maison », confie-t-elle, bouleversée.

Elle explique que son mari, ancien agent de sécurité reconverti dans le commerce de volailles, transportait une importante somme d’argent après ses ventes. « Il pouvait avoir 350 000 ariary sur lui. Ma belle-mère m’a dit qu’il était passé chez elle mercredi vers 13 h 30 avec seulement deux poulets et un canard », ajoute-t-elle.

L’oncle du défunt évoque également les circonstances de la découverte. « Quand je suis arrivé, j’ai reconnu Joel. Son corps présentait des blessures, notamment au niveau du cou et du flanc, ainsi que d’importantes lésions sur la partie inférieure de son corps », explique-t-il.

Les gendarmes et les médecins ont procédé aux premières constatations avant de laisser la famille prendre une décision. « On nous a demandé si nous voulions une autopsie. Nous avons préféré ramener le corps directement », poursuit l’oncle.

Âgé d’une quarantaine d’années, Joel était connu dans son quartier comme un vendeur de volailles apprécié.

Gustave Mparany

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne