SUSPICION DE BOTULISME - La consommation de charcuterie intoxique plusieurs personnes

Des cas d’intoxication à la charcuterie ont été signalés à Antananarivo et Antsirabe. Le ministère du Commerce et de la Consommation a pris des mesures drastiques dans les grandes surfaces.

Un contrôleur du commerce inspectant les charcuteries d’un supermarché.

Un an après l’anniversaire noir, une nouvelle intoxication alimentaire surgit. Quatre personnes en provenance d’Antsirabe ont été évacuées à Antananarivo pour suivre des soins au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA). « Ils sont tombés malades après avoir consommé de la charcuterie qu’ils ont achetée dans une grande surface à Antsirabe. Nous suspectons le botulisme », note une source médicale, hier.

Ces patients sont des membres d’une même famille. Cela fait quelques jours qu’ils sont hospitalisés à Tanà. « Ils ont été envoyés à Tanà car il n’y a pas de plateau technique adapté à la prise en charge de cette maladie à Antsirabe. (…) L’état de santé de deux patients est stable, tandis que les deux autres restent sous prise en charge médicale », enchaîne le médecin.

Retirées

Deux autres personnes sont hospitalisées dans un autre hôpital de la capitale. « Cet autre cas d’intoxication est également lié à la consommation de charcuterie achetée à Antananarivo », indique une source médicale.

Cette situation met les autorités en alerte. Toutes les charcuteries ont été retirées des rayons des grandes surfaces de plusieurs sites à Antananarivo et dans les régions du pays, puis placées en chambre froide, selon le ministère du Commerce et de la Consommation. Des échantillons ont été immédiatement prélevés pour être analysés en laboratoire. « L’État, à travers le ministère du Commerce et de la Consommation, a intensifié ses actions suite aux cas d’intoxications alimentaires liés à la consommation de charcuterie à Antsirabe et ici même, à Antananarivo », a précisé Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation.

Dans l’une des grandes surfaces de la capitale, les charcuteries saisies ont rempli plus de sept caddies. Ces marchandises sont sous scellés. Les résultats des analyses détermineront leur sort. « Soit elles seront remises en rayon pour être vendues, soit des mesures drastiques seront prises, comme leur destruction, s’il s’avère qu’elles présentent un risque pour la santé des consommateurs », précise le ministère.

La ministre Haingotiana Andriamadison exhorte les opérateurs économiques à respecter scrupuleusement les lois en vigueur régissant le commerce, en particulier les droits des consommateurs, et à veiller à la qualité des produits mis en vente. Elle a mis un accent particulier sur l’obligation de maintenir strictement la chaîne du froid pour les denrées périssables afin d’éviter toute détérioration ou prolifération bactérienne dangereuse pour la santé publique.

Les professionnels de santé, quant à eux, estiment qu’il est désormais urgent de rendre disponibles à Madagascar les antidotes contre les toxines du botulisme, face à la recrudescence des cas.

Miangaly Ralitera

1 Commentaires

  1. Coïncidence saisissante avec la fameuse intoxication criminelle par la belladone et le datura il y a un an jour pour jour claironnée par Rainilainga et sa clique au pouvoir . Déjà personne n'a tiqué à ce moment avec un minimum de bon sens qu'il y avait réellement du botulisme documenté par la suite à Ambositra dans les mêmes conditions d'une fête familiale . Le ministre de la santé à l'époque 'une incompétence inouïe et réputé magouilleur n'était même pas en mesure de proposer l'antidote de l'atropine qu'est la physostigmine si c'était vraiment le cas . Heureusement il y avait des Médecins Malgaches sans attendre les Russes qui ont déjà suspecté le botulisme . Maintenant la résurgence du botulisme actuellement n'est que le schéma confirmant un diagnostic rétrospectif crédible !

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