Les Chefs d’État et de gouvernement de la SADC tiendront un sommet extraordinaire virtuel ce jour. La situation politique et sécuritaire à Madagascar sera au menu de ce rendez-vous impromptu.
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| Le docteur Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, et le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, durant leur rencontre, à Ambohitsorohitra, en janvier. |
Ce jour à 17 heures, heure du Botswana, soit 18 heures à Madagascar. C’est le rendez-vous annoncé par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), pour la tenue d’un Sommet extraordinaire, par visioconférence, de ses Chefs d’État et de gouvernement.
L’annonce a été faite par un communiqué de l’organisation régionale, publié hier. « Les dirigeants examineront la situation politique et sécuritaire à Madagascar, en s’appuyant sur le rapport de l’Organe de coopération politique, de défense et de sécurité », rapporte la missive. Il s’agira du 2e Sommet extraordinaire consacré au dossier Madagascar depuis la prise de pouvoir des militaires, en octobre 2025.
L’Organe de coopération politique, défense et sécurité « a pour mandat de jeter les fondements de la paix et de la stabilité dans la région de la SADC ». Le rapport que l’Organe présentera durant le Sommet extraordinaire d’aujourd’hui découle de la troisième mission d’évaluation effectuée par la délégation du Comité des sages de la SADC, à Madagascar, en début mai.
Au moment de la prise de pouvoir par les militaires, le 14 octobre 2025, le déploiement de ce Comité, dirigé par Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, a été décidé pour effectuer une mission d’établissement des faits dans la Grande île. Ensuite, lors du premier Sommet extraordinaire, également par visioconférence, le 17 décembre, les Chefs d’État et de gouvernement de la SADC ont demandé aux autorités malgaches « de soumettre un rapport sur l’état de préparation au dialogue ainsi qu’un projet de feuille de route nationale d’ici le 28 février 2026 (...) ».
Le document intitulé Programme de la Refondation de la République a ainsi été remis à la délégation conduite par l’ancienne présidente du Malawi à la date impartie. Il s’agit du chronogramme des différentes étapes qui vont de la concertation nationale jusqu’aux élections. Le planning pour la refonte du cadre juridique et structurel des élections y est prévu. De même pour la tenue d’un référendum ou d’une élection constitutionnelle sur la période de mai à juin 2027, et la présidentielle entre septembre et décembre 2027.
Nouveaux paramètres
Depuis le 28 février, la mission du Comité des sages de la SADC, à Madagascar, a visiblement connu une évolution de fait. Outre le suivi de l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans le pays, le Comité s’attelle aussi à l’accompagnement du programme de la Refondation. C’est justement l’objet de la 3e mission d’évaluation de la délégation conduite par Joyce Banda, en mai. La question du financement de la mise en œuvre du document remis le 28 février a été à l’ordre du jour durant cette 3e évaluation.
Le Sommet impromptu de ce jour sera présidé par Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud. Le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, l’a rencontré, en janvier, pour plaider la cause de la Grande île. Toutefois, la situation a évolué entre-temps. Depuis le 3 juin, le locataire d’Iavoloha a conféré la pleine compétence sur la conduite du processus de concertation nationale au Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM).
Aussi, les Églises ont-elles confectionné un nouveau calendrier à cet effet. Le planning sommaire publié par le FFKM, le 21 juin, fait état d’un processus en trois étapes. La première étape, qui a démarré ce mois de juin et se poursuivra jusqu’en juillet, comprend les préparatifs logistiques et la formation des personnes qui conduiront les débats. Ensuite, la concertation proprement dite est prévue dans la deuxième phase, qui court du mois d’août de cette année jusqu’en mars 2027, sans plus de précision.
La troisième phase du calendrier prévu par les Églises démarre en avril, sans échéance précise. Le FFKM y inscrit la mise en place d’une entité chargée du suivi « de la mise en œuvre de la Refondation avant les élections ». Si le Programme de la Refondation fixe comme objectif d’organiser la présidentielle avant la fin de l’année 2027, le calendrier publié par le FFKM est muet sur ce point. Il est probable que ces nouveaux paramètres seront au centre des discussions durant le Sommet extraordinaire de la SADC, ce jour.
Pour la SADC, et aussi pour d’autres entités internationales, dont l’Union africaine, le principal objectif est que l’élection présidentielle se tienne dans les deux ans impartis par l’État. Il est probable que les membres de l’organisation régionale souhaitent être rassurés sur ce point. En tant qu’instance suprême de la SADC, le Sommet des Chefs d’État et de gouvernement d’aujourd’hui devrait être décisif sur la position de la SADC concernant le dossier Madagascar.
Garry Fabrice Ranaivoson

On est sauvé ... Au fait les Russes seront ils invités ????
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