Le décrochage scolaire reste un défi majeur à Madagascar, avec une forte baisse des taux d’achèvement au secondaire et un accès très limité à l’enseignement supérieur, selon l’Unesco.
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| La ministre de l’Éducation nationale et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (de g. à dr., premier plan). |
Les jeunes qui accèdent à l’enseignement supérieur restent minoritaires. Le taux d’achèvement scolaire baisse au fur et à mesure que les élèves progressent vers les niveaux supérieurs. Selon l’Institut de statistique de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le taux d’achèvement scolaire à Madagascar varie selon les cycles. En 2022, si 62 % des filles et 57 % des garçons sont allés jusqu’au bout du primaire, le secondaire a enregistré une chute brutale, avec seulement 34,6 % des filles et 30,9 % des garçons qui ont terminé ce cycle. Enfin, l’accès à l’enseignement supérieur reste très limité, affichant un taux brut de scolarisation de seulement 6 %.
La nécessité de renforcer l’accès à l’école et de garantir que les enfants achèvent leur cursus à chaque niveau d’enseignement a été évoquée comme un point essentiel parmi les défis qui subsistent pour une amélioration durable de la qualité et de l’efficacité du système éducatif à Madagascar. C’était lors de la Revue sectorielle conjointe du secteur de l’éducation 2026, qui s’est tenue au ministère des Affaires étrangères à Anosy, les 11 et 12 juin.
Défis
Cette revue a mis en lumière plusieurs défis qui attendent l’État et tous les acteurs de l’éducation. L’amélioration de la qualité de l’éducation, des méthodes pédagogiques et de la formation, le développement d’une éducation véritablement inclusive, l’amélioration continue des outils d’évaluation, de redressement et de suivi, une attention particulière accordée aux élèves en situation de vulnérabilité, l’amélioration de la gouvernance et l’établissement des textes juridiques et réglementaires relatifs à l’éducation à Madagascar ont également été soulevés. Les acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement à construire un système éducatif plus inclusif, plus équitable et davantage orienté vers l’amélioration des apprentissages, afin de répondre aux aspirations de la jeunesse malgache et aux exigences du développement durable du pays.
Miangaly Ralitera
