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| Les Ladies Makis (vert) souvent à terre à chaque charge de leurs adversaires. |
Couperet. Battues successivement par l’Afrique du Sud (5-62), le Kenya (0-57) puis l’Ouganda (12-44), les Ladies Makis ont quitté Nairobi avec une relégation à la clé : la descente en première division. Madagascar perd sa place dans la division Performance au profit de la Tunisie.
Cette campagne kényane a surtout mis en lumière l’ampleur du retard accumulé face aux meilleures nations africaines. Les écarts physiques, techniques et tactiques observés durant la compétition ont souvent été criants. Pour les responsables du rugby national, l’échec ne peut être réduit à la seule prestation sur le terrain.
« La préparation a été hasardeuse faute de moyens financiers», reconnaît Marcel Rakotomalala, président de Malagasy Rugby. L’autre difficulté concerne le renouvellement de l’effectif. « Les joueuses cadres vieillissent et la relève accuse du retard », souligne Eric Randrianarison, ancien sélectionneur des Ladies Makis.
Depuis plusieurs années, le rugby féminin malgache peine à élargir sa base de pratiquantes et à alimenter régulièrement l’équipe nationale avec de nouveaux talents.
La relégation en première division féminine place désormais Madagascar dans un groupe composé du Maroc, du Zimbabwe et de la Côte d’Ivoire.
Détection
Pour espérer retrouver rapidement la division Performance, la fédération devra engager une véritable reconstruction pour les deux années à venir. Selon le directeur technique national, Antsoniandro Randrianorosoa, les lacunes observées au Kenya concernent autant les fondamentaux que l’application des consignes.
« Il y a eu des non-respects des consignes. Face à des joueuses de grand gabarit, il ne faut pas multiplier à plus de trois les passes, car la défense adverse se met rapidement en place », explique-t-il.
Pour autant, les dirigeants refusent de céder au fatalisme. Un travail de détection a déjà été lancé à Toliara, Ambositra, Ambatondrazaka, Antsirabe et Antananarivo afin d’identifier de nouvelles joueuses capables d’intégrer les sélections nationales, selon le DTN. L’objectif est de bâtir une génération plus jeune, mieux formée et davantage familiarisée avec les exigences du haut niveau.
La réflexion porte aussi sur l’orientation future du rugby féminin malgache. Malagasy Rugby a proposé à World Rugby un programme de relance du rugby à VII, discipline dans laquelle Madagascar avait participé à la Coupe du monde en 2022. « Entre le rugby à XV et le rugby à VII, il faudra peut-être faire un choix. Notre objectif en rugby à VII est de viser les Jeux olympiques de 2032 », avance le DTN. Pour Jean-Marc Louvet, manager des entraîneurs des Makis, « le principal handicap des sélections malgaches est le manque de compétitions internationales, les limites budgétaires et le déficit de formation des entraîneurs. Le haut niveau exige désormais une préparation plus complète incluant d’autres disciplines comme l’athlétisme ».
La débâcle de Nairobi apparaît ainsi comme un signal d’alarme. Elle marque la fin d’un cycle et impose une remise en question profonde.
Donné Raherinjatovo

Mais arrêtons de rêver avec les sports collectifs. Impossible pour notre petit pays d'atteindre le haut niveau mondial, quel que soit le sport. Seul en sports individuels nous pouvons voir des chances de réussir en ciblant bien les individualités. A s'éparpiller on perdra partout et on aura personne pour nous représenter aux J.O ... sauf sur invitation !!!!
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