RUGBY À XV - FINANCEMENTS DES CLUBS - Le Rosa Club de l’Imerina s’appuie sur la solidarité

Les têtes pensantes de Rosa Club qui concoctent ensemble la réussite du club.

Fondé en 1960 par Gabriel Ramananjato, directeur du Gazety Basivava, et Jean-Louis Rakotonirina, le Rosa Club de l’Imerina (RCI) fête cette année son 65e anniversaire. Une longévité qui témoigne de la solidité de cette institution du rugby malgache, issue du quartier populaire de III G Hangar à Antohomadinika. Ce dimanche, le RCI retrouvera le RCSA en finale du Top 20 au stade Makis d’Andohatapenaka avec l’ambition de décrocher le titre, mais aussi de poursuivre son développement sportif.

Si les résultats sur le terrain restent une priorité, les dirigeants doivent surtout relever un autre défi, celui du financement de la saison. Pour Jean Aristide Ralaimampionona, manager du club, le fonctionnement du RCI repose avant tout sur l’engagement de sa grande famille. « La première rentrée d’argent, ce sont les cotisations des membres. Le club compte près de 250 personnes, dont une cinquantaine de joueurs et environ 150 jeunes au sein de notre école de rugby », explique-t-il.

Le RCI évalue entre 10 et 14 millions d’ariary le budget nécessaire pour couvrir une saison complète. Cette enveloppe comprend les équipements sportifs, les maillots, le matériel d’entraînement, les rafraîchissements, les déplacements ainsi que les primes destinées aux joueurs. Un montant conséquent pour une structure qui ne bénéficie pas de ressources importantes.

Au-delà des cotisations, le club peut compter sur la fidélité de ses sympathisants, de ses anciens joueurs et de la diaspora, qui apportent régulièrement un soutien financier. Le principal partenaire est aujourd’hui la société Imex MCEMBT, dirigée par Maxime Lock et Claudia Rabetsivoh.

Moyens financiers limités

Mais le RCI refuse de dépendre d’une seule source de financement. « En attendant l’aide du sponsor, nous organisons différentes opérations, comme des ventes de gâteaux ou de repas. Comme toute organisation, nous devons anticiper les imprévus et diversifier nos recettes », souligne le manager.

Cette philosophie accompagne également le projet sportif du club. Autrefois vivier des Makis avec des joueurs tels que Charles Randriatiana, Raymond Jean-Baptiste, Tiana Herizo ou encore Eric « Sefo » Randrianarison, ancien entraîneur des Ladies Makis à VII, le RCI mise désormais sur la formation. Son école de rugby accueille des jeunes de toutes les catégories d’âge afin de préparer la relève.

Jean Aristide Ralaimampionona reconnaît toutefois que les moyens restent limités. « Dire que notre budget est suffisant ne serait pas vrai. Nous faisons fonctionner le club avec les ressources dont nous disposons. Nous espérons que cette finale et une montée dans l’élite du Top 12 offriront davantage de visibilité et attireront de nouveaux partenaires. » Pour le RCI, la solidarité demeure plus que jamais le premier moteur de la performance.

Donné Raherinjatovo

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