FITOVINANY - Les graines de café s’achetent à prix cassé

À quelques semaines de l’ouverture officielle de la campagne nationale de collecte du café, les producteurs du Fitovinany vendent déjà leur récolte à bas prix.

La récolte des cerises de café est une étape essentielle pour garantir la qualité de production.

À moins d’un mois de l’ouverture officielle de la campagne nationale de collecte de café, les producteurs du Fitovinany vendent déjà leur récolte à 15 000 ariary le kilo sur les marchés locaux. Ce prix reste largement inférieur à celui pratiqué sur le marché d’Antananarivo, où le kilo de café sec atteint actuellement 24 000 ariary.

Le phénomène est observé dans plusieurs localités situées entre Manakara et Lokomby. Pressés par des besoins de trésorerie et profitant de l’arrivée des premiers acheteurs, les paysans cueillent les cerises de café avant le lancement officiel de la campagne.

La récolte s’annonce pourtant abondante. Dans le Sud-Est, les caféiers ont bénéficié d’une pluviométrie favorable et la région a été relativement épargnée par les cyclones. « Il y a à peine quelques semaines, le kapoaka de café se vendait à 4 500 ariary. Comme la région a bénéficié d’une pluviométrie abondante cette année et que le Sud-Est a été épargné par les cyclones, les pertes ont été limitées et les caféiers sont particulièrement productifs », explique Maman’i Rossin, habitante de la région.

Problème

À Lokomby, les collecteurs locaux constituent déjà leurs stocks dans l’attente de l’ouverture officielle de la campagne. Ils espèrent accueillir les grands collecteurs venus de Fianarantsoa, d’Antsirabe et d’Antananarivo. Le café produit dans la région est essentiellement du robusta, connu localement sous le nom de « kafendrazana». Cette variété est appréciée pour son goût corsé et sa légère amertume.

Pour Andrianony, roi traditionnel Antendrefa, cette culture demeure un pilier économique du territoire. « Le café est le fer de lance d e l’économie du Fitovinany, en particulier dans la commune de Vatana. Il est regrettable que cette filière ait régressé au fil des années », déplore-t-il.

L’enclavement de certaines zones de production contribue à la faiblesse des prix payés aux producteurs. Les grands collecteurs se rendent rarement dans les localités reculées comme Lokomby ou Ankaramalaza, préférant des centres plus accessibles tels qu’Antsahasinaka. Les paysans doivent alors se contenter des offres proposées par les intermédiaires présents sur place.

Cette commercialisation précoce a également des conséquences sur la qualité du produit. Afin de répondre rapidement à la demande, certains producteurs récoltent des baies encore vertes ou mélangent des cerises de différents niveaux de maturité. Le séchage sur le sol ou sur des nattes détériorées altère également la qualité des grains.

Le contraste est important avec les prix observés sur les marchés urbains. Alors que le café se vend autour de 24 000 ariary le kilo à Anosibe, les producteurs du Fitovinany n’en perçoivent qu’une fraction de la valeur finale.

Hasina Giovanni

2 Commentaires

  1. Prix du café conillon au Brésil est présentement autour de 880-905 R$ par sac de 6 kg; = € 2.75/kg. Soyez content si vous obtenez 15.000 Ar, le prix est correcte.
    https://www.noticiasagricolas.com.br/cotacoes/cafe/cafe-conillon-disponivel-vitoria-es

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  2. Désolé, je voulais dire: par sac de 60 kg (et non: 6 kg)

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