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| Des pointeurs laser sont vendus sur les étals de marchands de rue dans la capitale. |
Des pointeurs laser de différentes formes sont exposés sur plusieurs étals de la capitale. À l’approche de la fête de l’Indépendance, leur présence se multiplie chez les commerçants. Très prisés par les jeunes, ces gadgets lumineux se vendent comme des petits pains, malgré les risques liés à leur usage non encadré.
Les pointeurs laser verts sont proposés à des prix variant entre 20 000 et 40 000 ariary. Leur vente ne se limite pas aux marchés de la capitale. Ils sont également disponibles sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes manifestent un vif intérêt. Ces gadgets sont en effet fréquemment utilisés de manière inappropriée.
« Cependant, depuis la diffusion d’une note, les fournisseurs ne livrent plus ces produits », indique un commerçant de rue ayant requis l’anonymat. Malgré leur interdiction, les stocks déjà disponibles continuent d’être écoulés. « Un responsable nous aurait demandé de poursuivre la vente jusqu’à épuisement des stocks, sans possibilité de réapprovisionnement », poursuit la même source.
Ordre public
« Cette mesure est jugée tardive, après avoir déjà constitué des stocks en prévision de la forte demande liée à la fête nationale », déplore Sandrine, vendeuse.
À quelques jours des célébrations du 26 juin, la Préfecture de police d’Antananarivo a entériné l’interdiction de l’utilisation des pétards, des lasers et de tout dispositif similaire sur l’ensemble de son ressort territorial. Cette mesure s’inscrit dans les dispositions déjà annoncées au niveau national par le Comité technique national chargé de l’organisation du 66e anniversaire du retour de l’indépendance.
Un arrêté préfectoral publié vendredi dernier précise qu’il est « totalement interdit de jouer et d’utiliser des pétards et des pointeurs laser ainsi que des équipements similaires dans tous les districts, communes et fokontany de la préfecture d’Antananarivo durant les manifestations de célébration de la fête nationale du 26 juin 2026 ».
Toute infraction aux dispositions de cet arrêté est passible des peines prévues par les lois et règlements en vigueur ainsi que de toute autre sanction administrative, poursuit le texte. Selon la préfecture, cette mesure est prise « afin de préserver la tranquillité et l’ordre publics ». Il revient ainsi aux forces de l’ordre, mais aussi aux autorités communales et municipales de l’ensemble de la région d’Analamanga, de veiller à l’application de l’arrêté et au contrôle de son exécution.
Cette décision vise à prévenir les incidents, à maintenir l’ordre public et à garantir le bon déroulement des festivités. Pourtant, les pétards et les lasers restent largement disponibles depuis plusieurs jours dans divers quartiers de la capitale et de sa périphérie, notamment sur les marchés et en bord de rue.
Mialisoa Ida
