Une forte affluence de parents a marqué, hier matin, le début des épreuves du CEPE au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, à Analakely. Une présence qui a momentanément perturbé l’organisation du centre d’examen.
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| Une foule de parents a été observée dans la cour du lycée Jean-Joseph Rabearivelo à Analakely lors du CEPE, hier. |
Une forte affluence de parents a marqué, hier matin, le début des épreuves du CEPE au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, à Analakely. Une présence qui a momentanément perturbé l’organisation du centre d’examen.
Dès les premières heures de la matinée, le lycée Jean-Joseph Rabearivelo (JJR), à Analakely, a été le théâtre d’une importante affluence à l’occasion du lancement des épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE). Dans ce centre d’examen de la capitale, de nombreux parents ont accompagné leurs enfants jusqu’à l’intérieur de l’établissement, provoquant un engorgement temporaire de la cour et des escaliers menant aux salles.
Soucieux d’assister leurs enfants pour ce premier examen national, plusieurs parents ont tenu à les accompagner jusqu’à leur salle, voire à vérifier qu’ils étaient correctement installés avant de quitter les lieux. Cette affluence a compliqué la circulation des candidats et des accompagnateurs durant une partie de la matinée.
Dans les escaliers, quelques bousculades ont été observées alors que les élèves tentaient de rejoindre leurs salles d’examen. Les responsables du centre ont dû intervenir afin de rétablir la fluidité des déplacements et permettre le déroulement normal des opérations.
Une situation récurrente
Sur place, l’émotion était palpable. « C’est son premier examen officiel. Je voulais simplement m’assurer qu’il soit bien installé avant de partir », témoigne Lyliane, mère d’un candidat. Un autre parent raconte avoir accompagné sa fille jusqu’à l’entrée de la salle pour la rassurer. « Elle était un peu inquiète ce matin. Je voulais lui donner confiance avant le début des épreuves », explique-t-il.
Malgré ces moments de confusion, les épreuves ont débuté à l’heure prévue. « Nous avons commencé le déballage des sujets à partir de 6 heures. Malgré quelques petits incidents, les enfants ont pu passer leurs examens dans de bonnes conditions. Chaque année, nous constatons le même phénomène. Les parents sont souvent plus stressés que les candidats eux-mêmes. Certains souhaitent rester devant les salles, d’autres veulent accompagner leurs enfants jusqu’au bout. Cela nécessite une certaine organisation », indique Lalaina Ramananantony, chef de la Circonscription scolaire d’Antananarivo Ville.
La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, rappelle pour sa part que le CEPE constitue une étape importante dans le parcours scolaire des élèves. Selon elle, la situation observée au lycée Rabearivelo traduit avant tout l’inquiétude et l’émotion des familles confrontées à ce premier examen national.
Une fois les candidats installés, le calme est progressivement revenu dans l’enceinte de l’établissement. À l’extérieur, plusieurs parents sont toutefois restés devant le portail durant encore quelques instants.
« Je me suis dit que je devais rester un peu. C’est une journée importante pour mon enfant », confie Daniel, père d’un candidat.
Mialisoa Ida
