FACE AUX DÉPUTÉS - Herinjatovo Ramiarison défend les investissements publics

Herinjatovo  Ramiarison présente le PLFR 2026 hier  à l’Assemblée nationale Tsimbazaza.

« Il doit y avoir des investissements publics pour relancer l’économie, car le niveau d’investissement reste faible. Même en période de crise, nous essayons de maîtriser la gestion afin d’éviter une mauvaise utilisation des dépenses publiques. » Devant les députés, le ministre de l’Économie et des Finances, le docteur Herinjatovo Ramiarison, a souligné la nécessité d’accroître les investissements publics.

Le grand argentier a indiqué que cette évolution des dépenses s’explique par les priorités fixées dans le cadre du Programme général de l’État (PGE) et des actions de relance économique. « Comme certaines priorités sont fixées par le PGE et les plans de relance économique, notre économie reste fragile. Pour stimuler l’économie, nous avons dû augmenter les dépenses », a précisé le ministre.

Dans ce Projet de loi de finances rectificative (PLFR), les dépenses du budget général augmentent de 685 milliards d’ariary, soit une hausse de 4,3 % par rapport à la loi de finances initiale (LFI). Les prévisions de recettes restent conformes à la LFI 2026, avec toutefois une augmentation de 1 % des recettes issues des impôts internes. Les dépenses dépassent ainsi les recettes, avec 20 266 milliards d’ariary contre 15 719,3 milliards d’ariary.

Collaboration

Face aux députés, le gouvernement a expliqué que ce texte vise à assurer la continuité des services publics, à soutenir la relance économique et à faire face aux situations difficiles. Il s’agit, selon l’exécutif, de maintenir le fonctionnement des services publics tout en relançant l’activité économique.

Le financement de ces dépenses repose également sur la collaboration avec les partenaires techniques et financiers, notamment la BAD, le FMI et la Banque mondiale. Les recettes fiscales ne permettant pas encore de couvrir l’ensemble des dépenses, l’État continue de recourir à l’endettement à travers plusieurs mécanismes : emprunts internes via les bons du Trésor, avances auprès de la Banque centrale et appuis budgétaires des bailleurs.

Cette gestion repose sur la confiance entre Madagascar et ses partenaires, qui financent notamment des projets d’infrastructures économiques tels que les routes, l’énergie, les ports et les aménagements agricoles.

Le ministre de l’Économie et des Finances a également annoncé une mesure visant à soutenir la relance économique. Les intérêts des prêts octroyés par les établissements de crédit seront désormais exonérés. Cette décision s’accompagne de la suppression de la TVA de 20 % appliquée aux intérêts bancaires, une mesure destinée à alléger les charges des entreprises dans un contexte de taux d’intérêt élevés et à améliorer le climat des affaires pour les investisseurs et les entrepreneurs.

Ihariana Sarobidy

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