AMBOVOMBE – ANDROY - Une conduite d’eau dessert le Sud

La conduite d’eau installée à Androy.

Une infrastructure d’eau potable est en cours de construction dans le Sud. Trente-cinq mille personnes vont en bénéficier. Le projet est financé par l’État.

L’approvisionnement en eau va s’améliorer dans le Sud de Madagascar. Une conduite d’adduction d’eau potable reliant Andranogoa à Ambovombe est en cours de construction dans la région d’Androy. Les travaux ont été lancés officiellement le 13 juin 2026 à Andranogoa, commune de Sampona. La cérémonie a vu la présence du président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, et d’autres responsables, en présence de la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le Dr Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina.

Ce projet permettra à près de 33 500 personnes, notamment les populations du chef-lieu d’Ambovombe ainsi que celles des localités situées le long du tracé de la conduite, d’avoir accès à l’eau une fois les travaux terminés. Ces derniers consistent en la réalisation d’une conduite d’adduction d’eau potable de 28 kilomètres. Cette conduite va assurer le transfert de l’eau traitée depuis le réservoir d’Andranogoa, d’une capacité de stockage de 300 m³, vers le réservoir d’Ambovombe, également d’une capacité de 300 m³. 

Insécurité alimentaire

Cette infrastructure permettra, par ailleurs, d’augmenter les capacités de distribution d’eau potable, tout en renforçant la fiabilité du service au profit des populations. Cette conduite d’eau contribuera à l’amélioration des conditions de vie, au renforcement de la sécurité hydrique et à l’accompagnement du développement socio-économique de la région.

Selon le ministère, ce projet vise à renforcer durablement la desserte en eau potable de la ville d’Ambovombe et des localités avoisinantes, à renforcer l’accès des citoyens à des services publics essentiels et à répondre de manière concrète aux défis liés à la disponibilité de l’eau dans le Grand Sud.

Ce projet vient à point nommé. Plusieurs districts et communes du Grand Sud font face à une insécurité alimentaire aiguë, selon le Bureau national de la Gestion des risques de catastrophes (BNGRC), au mois d’avril. Selon l’analyse de l’indice de mesure de la sécurité alimentaire (IPC), réalisée en décembre 2025, 1,7 million de personnes sont en situation de crise. Le manque d’eau potable entraîne une crise alimentaire majeure.

Ce projet est financé entièrement par l’État. « Il traduit la priorité accordée au secteur de l’eau en tant que levier fondamental du développement humain, de la santé publique et de la résilience des communautés », insiste le ministère. L’achèvement des travaux est prévu pour la fin du mois de juillet 2026.

Miangaly Ralitera

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