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| Des participants à l’atelier de formation ASTII, du 29 juin au 1er juillet. |
Le défi du rattrapage. La jeunesse malgache, comme celle de l’Afrique, fait face à un constat uniforme. Elle accuse un retard marqué vis-à-vis du reste du monde en matière de science, de technologie et d’innovation. « Ce fossé dépend en grande partie de la volonté politique ; deuxièmement, cela peut aussi être le résultat de la fragilité de l’économie. Mais ces éléments sont complémentaires », indique un responsable auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports, hier, lors du lancement de l’atelier national de formation de l’Initiative des Indicateurs africains de la science, de la technologie et de l’innovation (ASTII), qui se tient au QG Ankorondrano jusqu’au 1er juillet.
Face à ce fossé technologique et structurel, un véritable sursaut est désormais indispensable. Rattraper ce décalage apparaît comme un défi majeur qui exigera des efforts soutenus afin de concrétiser les ambitions de développement sur le terrain. La jeunesse est le principal atout de Madagascar, tout comme de l’Afrique.
À l’issue de cette formation, une initiative portée par l’Auda-Nepad — Office des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation (OSTI), en partenariat avec l’Union africaine, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Suède, un observatoire verra le jour. Cet observatoire permettrait de produire toutes les données nécessaires pour mesurer les progrès potentiels en matière de science, de technologie et d’innovation, ainsi que l’évolution des opportunités d’avenir pour les jeunes.
Cet atelier de formation a pour objectif de renforcer les capacités des acteurs nationaux malgaches en matière de collecte, d’analyse et d’utilisation des indicateurs de recherche, de développement et d’innovation, au service de la politique nationale de STI et des cadres continentaux et mondiaux de référence.
Miangaly Ralitera
