Réunis à Antananarivo, universitaires, chercheurs et décideurs ont plaidé pour un environnement favorable à l’épanouissement des jeunes diplômés africains dans leur pays.
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| Rado Maholy Ratsivoarivony, représentant pays de l’ONG APEC International, prononce son discours d’ouverture de la conférence, hier. |
Antananarivo a accueilli, mercredi, la 5e Conférence internationale de l’ONG APEC International consacrée à la fuite des cerveaux des étudiants africains. Organisée dans le cadre du 65e anniversaire de l’Université d’Antananarivo, la rencontre a réuni universitaires, responsables publics, chercheurs et étudiants autour d’un objectif commun : identifier des solutions pour retenir les talents et renforcer leur contribution au développement du continent.
À l’ouverture des travaux, le représentant pays de l’ONG APEC International à Madagascar, Rado Maholy Ratsivoarivony, a souligné que l’enjeu principal n’était pas d’empêcher les jeunes de partir, mais de leur offrir des perspectives suffisamment attractives pour construire leur avenir dans leur pays d’origine.
« Qui construira Madagascar demain ? Qui dirigera les entreprises ? Qui enseignera dans nos universités ?», a-t-il interrogé devant les participants, rappelant que la réponse se trouvait parmi les étudiants présents. Selon lui, chaque départ à l’étranger reflète non seulement l’ambition d’un jeune, mais aussi les difficultés rencontrées pour trouver localement des conditions favorables à son épanouissement professionnel.
Partenariats
Le responsable de l’APEC International a estimé que la mobilité internationale ne devait pas être perçue comme un renoncement à son pays. « On ne quitte pas son pays parce qu’on cesse de l’aimer, mais parce qu’on cherche un moyen de réaliser ses ambitions », a-t-il déclaré. Il a ainsi appelé les universités, les institutions publiques et le secteur privé à renforcer leur collaboration afin de créer davantage d’opportunités pour les diplômés.
Au-delà des échanges académiques, les organisateurs souhaitent faire émerger des recommandations concrètes en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. La conférence ambitionne notamment de renforcer les liens entre les établissements d’enseignement supérieur, les pouvoirs publics et les entreprises afin de faciliter l’accès à l’emploi et de valoriser les compétences locales.
L’accueil de cette rencontre internationale constitue également une reconnaissance pour Madagascar. Après la Guinée, la Russie et le Maroc, la Grande Île devient à son tour le cadre de discussions portant sur l’un des défis majeurs du développement africain.
En conclusion, Rado Maholy Ratsivoarivony a rappelé que l’avenir de Madagascar et de l’Afrique repose avant tout sur le potentiel de leur jeunesse. Selon lui, la priorité est de transformer les compétences, les idées et la créativité des jeunes en moteur de développement, grâce à des opportunités capables de leur donner envie de bâtir leur avenir dans leur pays.
Lucia Rabarijaona
