Une réception pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis s’est déroulée, hier. Un événement durant lequel les valeurs universelles de la démocratie et de liberté ont été mises en exergue.
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| De gauche à droite, la chargée d’affaires américaine, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale, portant un toast. |
«Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. » Ce passage de la déclaration d’indépendance des États-Unis a été cité par Stephanie Arnold, chargée d’affaires, hier, en introduction de son discours à l’occasion de la réception pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine.
Ce passage donne le ton de l’allocution de la diplomate, dans laquelle l’accent a été mis sur les valeurs universelles de la démocratie, des libertés et des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, tout en soulignant leur résonance à Madagascar. Dans sa prise de parole, la chargée d’affaires a ainsi mis l’accent sur les fondements mêmes de la nation américaine, qu’elle a été bâtie sur le principe selon lequel tous les êtres humains naissent égaux en droits, dotés de libertés inaliénables.
Stephanie Arnold indique toutefois que les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu que ni eux, ni le système qu’ils ont mis en place n’étaient parfaits. C’est justement pour cette raison, selon elle, que la Constitution américaine a été conçue pour évoluer, avec pour objectif principal le renforcement des droits des citoyens plutôt que la conservation du pouvoir.
« (...) Ils ont amendé la Constitution, non pas pour maintenir les dirigeants au pouvoir, mais pour renforcer davantage les droits des citoyens », déclare-t-elle.
Redevabilité
« (...) l’une des plus grandes contributions des États-Unis au monde est l’alternance pacifique au pouvoir, ainsi que l’engagement dans le processus électoral. Des élections libres et transparentes ne constituent pas seulement un mode de gouvernance, mais aussi une expression vivante des principes fondamentaux sur lesquels la nation a été bâtie. C’est par ce biais que les divergences sont tranchées, que nous exerçons un contrôle et exigeons la reddition de comptes de la part de nos dirigeants », ajoute la diplomate.
Selon la chargée d’affaires américaine, l’alternance démocratique permet aussi de s’assurer de la redevabilité des dirigeants suivant le principe que « le peuple n’est pas au service des dirigeants, mais que ce sont les dirigeants qui sont au service du peuple ». Dans un contexte où Madagascar sort à peine d’une crise politique, et se fixe comme objectif d’organiser, d’ici fin 2027, des élections pacifiques et acceptées de tous, les mots de Stephanie Arnold pourraient ne pas être fortuits.
« L’indépendance des États-Unis représente un moment charnière dans l’affirmation des idéaux universels de liberté, de dignité humaine et des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes », déclare le docteur Herinjatovo Aimé Ramiarison, ministre de l’Économie et des Finances, qui s’est exprimé au nom du gouvernement. « (...) le gouvernement de Madagascar fait de la participation citoyenne un pilier essentiel de son action. Il œuvre au renforcement des dialogues avec l’ensemble des composantes de la nation (...) afin de favoriser l’écoute mutuelle, de construire la paix sociale (...)», ajoute-t-il.
Par ailleurs, l’événement d’hier a également été l’occasion de mettre en avant les 160 ans de coopération bilatérale entre Madagascar et les États-Unis. Néanmoins, soulignant la conjoncture mondiale actuelle, le ministre Ramiarison a plaidé pour le renforcement du dialogue, de la diplomatie et du multilatéralisme qui, selon lui, « apparaissent comme des instruments essentiels pour préserver la paix, promouvoir la stabilité et relever collectivement les défis de notre temps ».
Garry Fabrice Ranaivoson
