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| Les maisons démolies à Andranomanalina. |
La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a enclenché des mesures fermes contre les constructions illicites érigées sur les canaux d’évacuation. Dans ce cadre, deux constructions situées dans le quartier d’Andranomanalina I, dont un bâtiment R+1 et une petite construction érigés sur un canal, ont été démolies par les autorités municipales. « En bloquant l’écoulement des eaux, ces habitations provoquaient des inondations permanentes dans les quartiers environnants, qu’il pleuve ou non », note une source auprès de la CUA, hier.
Ces constructions faisaient déjà l’objet de vives plaintes de la part des habitants d’Andranomanalina, excédés de vivre les pieds dans l’eau au quotidien. Ce problème d’inondations constantes ne se limite pas à Andranomanalina, il touche également plusieurs autres secteurs d’Antananarivo, comme Andravoahangy, Ampangabe, Andavamamba Anjezika, où les systèmes d’évacuation des eaux sont généralement obstrués.
Selon un technicien, la majorité des réseaux d’évacuation d’Antananarivo sont aujourd’hui soit totalement obstrués, soit rétrécis par des constructions illégales. La même source estime à plus d’un millier les constructions érigées sur les canaux d’évacuation. La CUA a déjà dirigé une opération de démolition de constructions qui bloquaient les évacuations d’eau à Ankadimbahoaka, en 2015. Une dizaine a été démolie lors de cette opération. Les autorités ont annoncé que toutes les maisons qui ont été illicitement bâties sur les canaux d’évacuation des eaux usées à Tana seront détruites. Depuis, les opérations étaient au point mort. Et les projets de démolition ont été systématiquement écartés.
L’équipe municipale actuelle affirme cependant que les actions de mise en conformité et de respect des réglementations se poursuivront désormais sans relâche à travers la capitale.
Miangaly Ralitera
