Sans rancune

Le feu d’artifice des neufs buts au Parc des Princes méritait un meilleur épilogue : un fabuleux footballeur comme Harry Kane, longtemps sevré de titre, n’aura jamais été aussi proche du Graal, mais il risque de ne jamais gagner une Ligue des Champions alors qu’il arrive à la quarantaine. 

L’arbitre portugais Joao Pinheiro a été désigné juste le lundi pour une demi-finale retour le mercredi : comme on organise le tirage au sort des mois à l’avance, que le calendrier et le tableau final est pronosticable bien longtemps en amont, pourquoi l’UEFA ne pourrait pas aménager la «visibilité» des arbitres et réserver les plus chevronnés pour «The last Eight» et le «Dernier carré» ? Joao Pinheiro officiait pour la première fois sur une demi-finale en Ligue des Champions et sur une finale avant la lettre entre les deux meilleures supposées équipes d’Europe. 

De ce Bayern-PSG, sans parler de l’autre action litigieuse (main de Joao Neves dans la surface de réparation), qui nécessiterait de décortiquer le règlement de l’IFAB (International Football Association Board), aucun amateur sérieux de foot, surtout au vu des nombreuses vidéos sous tous les angles, ne peut nier qu’il y ait eu «handball» sur l’intervention du parisien Nuno Mendes : on entamait la 29ème minute de jeu avec la menace d’un deuxième carton jaune, synonyme de carton rouge contre le PSG, qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre avec plus d’une heure restant à jouer.  

La Ligue des Champions de l’UEFA (Confédération européenne de football) est la compétition la plus relevée au monde. De Madagascar à l’autre bout du monde, et sur chaque continent comme la moindre île, elle constitue la référence ultime. Une certaine idée du football est morte par les erreurs grossières, et sans appel, d’un vulgaire arbitre-rookie. 

Ces cinq dernières saisons auront vu des clubs sponsorisés par les riches émirats pétroliers du Moyen-Orient arabe truster la plus belle des coupes européennes : PSG-Qatar, Real Madrid-Emirates, Manchester City-AbuDhabi. La finale 2026 mettra aux prises PSG-Qatar contre Arsenal-Emirates. 

Nasolo-Valiavo Andriamihaja 

2 Commentaires

  1. Des sous-entendus nauséabondes . On ne parle pas de " rancune " si on doit énumérer et éplucher toutes les décisions arbitrales qui prêtent à discussion . On peut très bien revenir sur l'attentat du Français Battiston par le portier Allemand Schumacher lors de la coupe du monde 1982 . Et la main de Dieu de Maradona en 1986 ? Parlons maintenant de cette main de Joao Neves sur un dégagement de Vintinha ( deux joueurs du PSG !) , la règle de l'IFAB est claire " ce sont deux coéquipiers et la balle ne va pas dans la direction du but " . L'arbitre Portugais Joao Pinheiro a bien échangé par oreillette avec le VAR , il n'a pas été invité à revisionner l'image qu'on se le dise bien !
    Le Bayern a été battu à la loyale parce qu'en face le PSG cette fois n'a pas joué avec le football total mais le football létal . Le collectif a pris le pas sur les individualités capricieuses des Messi , Neymar ou Mbappe . On a vu des guerriers avec un football offensif et des intensités physiques hors normes . Kvara était un poison pour la défense du Bayern .
    Il est très mal venu de caricaturer la finale entre PSG et Arsenal sur la mainmise des pétrodollars . On oublie les casseroles de Beckenbauer légende du football Allemand et président de la coupe du monde 2006 avec des histoires de corruption des membres de la commission financière de la FIFA .
    Le reste reste évidemment une évidence : les frustrations malsaines des " mauvais perdants " ! Alea jacta ...

    RépondreSupprimer
  2. Que "VANF" se serve de cette réponse très belle et réelle pour se MOUCHER !
    Avant d'écrire des bêtises, il est préférable d'avoir des "billes" cela évitera de se faire moucher par un lecteur qui lui en A.

    RépondreSupprimer
Plus récente Plus ancienne