MALVERSATIONS FINANCIÈRES - La charge de la preuve imputée aux suspects

« Follow the money ». Une expression anglaise devenue un principe dans la lutte contre la criminalité économique, que l’État compte mettre en œuvre à Madagascar. Il consiste à cibler l’argent et les biens, en somme, les fruits des malversations financières. Tel est l’esprit du projet de loi portant modification de celle sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Afin d’atteindre cet objectif, le projet de texte prévoit comme principale innovation, « le renversement de la charge de la preuve ». Ce sera à l’individu suspecté de malversations financières de prouver que son argent et ses biens ne proviennent pas d’actes illicites. L’information a été partagée par Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, durant un atelier organisé par le Service de renseignement financier (SAMIFIN), à Ambohijanaka, jeudi.

Le chef du gouvernement, également ancien directeur général du SAMIFIN et ancien directeur régional du Bureau indépendant de lutte contre la corruption (BIANCO), explique qu’il est difficile de prouver les délits financiers. C’est d’autant plus difficile lorsqu’il s’agit d’appréhender les principaux auteurs ou les principaux bénéficiaires des délits.

Aussi, en ciblant les biens mal acquis par le renversement de la charge de la preuve, il serait plus facile de confondre les gros bonnets, à entendre les explications du locataire de Mahazoarivo. « Il sera plus facile de démanteler les réseaux de malfaiteurs », affirme le Premier ministre Rajaonarison.

Garry Fabrice Ranaivoson

1 Commentaires

  1. Il attend quoi notre premier ministre avec ses bouteilles à la sortie de la direction du SAMIFIN pour effectuer la déclaration de patrimoine de cette équipe gouvernementale justement pour anticiper ce "renversement de la charge des preuves" en quittant le pouvoir ? Et que dire en parallèle en parlant de criminalité financière sans évoquer ce KARANA nommé Akbaraly qui a récemment fait parler de lui à l'occasion d'une interview accordé à BFM business . Avec l'arrogance accompagnant la sortie de sa biographie et du développement de sa société Redland qui pèse des millions de dollars , il n'a pas eu la moindre décence de faire preuve d' humilité face à la pauvreté de la majorité des Malgaches . Ce magnat qui est lié au scandale OFFSHORE LEAKS . Et on revient à une vérité cruciale et pertinente : il ne faut rien attendre de ce premier ministre et d'ailleurs de ce régime de la refondation pour épingler les deux poisons de l'économie Malgache à savoir : Akbaraly et Hiridjee !

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