L’annonce a été faite hier à Tsimbazaza par le président de l’institution, Siteny Randrianasoloniaiko. Cette décision fait suite à une demande formelle émanant du ministère de la Justice. Selon le président de l’Assemblée nationale, toutes les procédures requises ont été respectées avant que le bureau permanent ne tranche. « Nous avons reçu la demande dans les formes requises. Après examen, le bureau permanent a décidé de lever l’immunité parlementaire du député concerné », a-t-il expliqué.
Par cette décision, la Chambre basse met un terme à son rôle dans cette affaire, laissant désormais la justice suivre son cours. « La poursuite va maintenant être confiée à l’autorité judiciaire », a précisé Siteny Randrianasoloniaiko, soulignant le principe de séparation des pouvoirs.
À travers la levée de son immunité, Naivo Raholdina devra répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. Il sera ainsi déféré devant le parquet d’Anosy dans les prochains jours. À l’issue de cette étape, le ministère public décidera de la suite à donner au dossier. Si les charges retenues sont jugées suffisantes, le parquet pourrait requérir son placement en détention provisoire, dans l’attente de son procès. À défaut, le député pourrait bénéficier d’une liberté provisoire, voire d’un classement sans suite si les éléments à charge s’avèrent insuffisants.
De son côté, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a insisté sur la gravité des faits reprochés à l’élu. « Plusieurs plaintes pour vol de terrains et actes d’agression ont été déposées contre Naivo Raholdina. Les enquêtes sont en cours et doivent suivre leur cours normal », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué que le suspect resterait en garde à vue jusqu’à la clôture des investigations, une position qui suscite déjà des réactions.
Détention arbitraire
Arrêté le 2 mai dernier, le député est actuellement maintenu dans les locaux de la Section des recherches criminelles à Fiadanana, où il est interrogé par les enquêteurs.
Au-delà de la levée de l’immunité parlementaire, c’est surtout la durée de la garde à vue qui alimente les débats. Des habitants du cinquième arrondissement d’Antananarivo, fief électoral de Naivo Raholdina, dénoncent une situation qu’ils qualifient d’irrégulière, voire d’arbitraire.
Selon ces citoyens, qui ont préféré garder l’anonymat, la législation malgache encadre strictement la garde à vue, fixée à 48 heures renouvelables une seule fois, sauf dans les cas d’atteinte à la sûreté de l’État. Or, les faits reprochés au député, notamment des accusations de spoliation foncière et d’agression, ne relèveraient pas de cette catégorie. Cette situation relance ainsi le débat sur le respect des procédures judiciaires et l’équilibre entre la nécessité de mener des enquêtes approfondies et la garantie des libertés individuelles.
Doris Mampionona
Naivo kely n’a pas trop à souffrir de son incarcération . Adepte du Kung fu , judoka et karatéka . Aussi écrivain et orateur traditionnel le bougre ne va pas s’ennuyer en prison . Les soutiens Foza ne manqueront pas de lui apporter des gagazo ! Drôle de fin comme «carrière politique » comme défenseur fanatique de Rainilainga !
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