MAHAJANGA - Les revendications des conducteurs rejetées par la commune

Les bajajs ont manifesté devant l’Hôtel de Ville.

La commune urbaine de Mahajanga maintient sa décision d’exiger certains documents pour le renouvellement des licences d’exploitation des bajajs. Cette position intervient après la deuxième manifestation des conducteurs de mototaxis, bajajs et tricycles devant l’Hôtel de ville, lundi 11 mai. Ces derniers réclament la dissolution de la coopérative des bajajs et contestent l’exigence du certificat de capacité ainsi que les contrôles effectués par les agents de la police municipale. 

« Le certificat de capacité est obligatoire pour conduire un TMT ou un bajaj. Tous les conducteurs devront présenter ce document lors du renouvellement ou de la création d’une licence. La coopérative qui regroupe les conducteurs permet d’identifier et de contrôler chacun d’eux. Dans toutes les grandes villes de Madagascar, la Police nationale assure les contrôles de circulation avec la police municipale. La municipalité ne reviendra donc pas sur ses décisions. Le tarif de renouvellement et de création d’une licence d’exploitation demeure en vigueur », a souligné le 3e adjoint au maire. 

Le droit de licence d’exploitation a été porté à six cent mille ariary cette année, alors qu’auparavant il était de quatre cent mille ariary. Le droit de capacité est de trente mille ariary. 

Une formation était organisée pour les conducteurs en vue de l’obtention de la capacité grâce à une coopération entre la commune de Mahajanga et les auto-écoles, en mars dernier.

Les conducteurs titulaires d’un permis de conduire A ou B depuis au moins un an et âgés de plus de 21 ans étaient concernés par cette formation. Cette séance visait à prévenir les accidents en ville et à améliorer les compétences des conducteurs de transport public, notamment ceux des bus, des taxis-ville, des tricycles et des bajajs.

Pour conduire un taxi-moto, le certificat de capacité est obligatoire. Ce document est essentiel, car il atteste que le conducteur a suivi une formation professionnelle en auto-école. 

Les tricycles sont l’une des principales causes d’accidents corporels et mortels à Mahajanga, notamment en raison des excès de vitesse et des demi-tours effectués au milieu de la route, en pleine circulation. La majorité des conducteurs sont d’anciens tireurs de pousse-pousse reconvertis en chauffeurs de bajaj. Ils n’ont pas suivi de formation en auto-école. 

Vero Andrianarisoa

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