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| Des photographies d’archives et traditions malgaches exposées lors de la Journée mondiale des musées. |
À l’occasion de la Journée mondiale des musées, Kulturalink met en lumière l’histoire et les origines des Malgaches à travers une exposition accessible aux jeunes. À travers cette exposition, l’événement ambitionne surtout de raviver l’intérêt des jeunes pour l’histoire, les traditions et les origines de Madagascar.
Photographies d’archives, scènes traditionnelles, recherches ethnologiques et découvertes archéologiques plongent les visiteurs au cœur de l’histoire malgache lors d’une exposition qui a eu lieu hier au Musée de l’Université d’Antananarivo, situé à Isoraka. Dans le cadre de la Journée mondiale des musées, l’association Kulturalink propose une exposition destinée à rapprocher le grand public, notamment les jeunes, des recherches scientifiques souvent méconnues réalisées autour du patrimoine malgache.
Fondée en 2024 par des étudiants et chercheurs issus du musée de l’Université d’Antananarivo, Kulturalink souhaite rendre plus accessibles les travaux liés à l’ethnologie, à l’archéologie et aux origines des Malgaches. L’exposition rassemble ainsi plusieurs images d’archives retraçant certains aspects de l’histoire de Madagascar et des pratiques culturelles ancestrales, comme le famadihana.
Méthodes modernes
Selon Ny Antso Rakotondrazafy, président de l’association, cette initiative répond à un besoin de transmission auprès des jeunes générations. « Les résultats des recherches présentées parlent des ancêtres malgaches, de l’ethnologie, de l’archéologie ainsi que des origines du peuple malgache», explique-t-il. Pour lui, de nombreuses recherches scientifiques restent encore peu connues du grand public malgré leur importance culturelle et historique.
À travers cette exposition, Kulturalink entend ainsi créer un lien entre les recherches universitaires et la population. Le nom même de l’association symbolise cette volonté de servir de passerelle entre les connaissances scientifiques et la société. La structure cible principalement les jeunes, souvent jugés éloignés des questions culturelles faute de contenus adaptés et accessibles.
Composée de dix membres, majoritairement des étudiants et jeunes chercheurs, l’association privilégie des méthodes modernes pour attirer l’attention du public. Outre les expositions, Kulturalink organise également des formations sur l’archéologie, des sensibilisations dans les écoles primaires et collèges ainsi que des activités culturelles variées autour du patrimoine malgache.
L’association utilise aussi des supports illustrés comme des bandes dessinées afin de transmettre les connaissances de manière plus dynamique et accessible aux jeunes générations. « Nous essayons d’adapter la manière de transmettre les recherches pour qu’elles correspondent davantage aux centres d’intérêt des jeunes », souligne Ny Antso Rakotondrazafy.
Parmi ses projets figurent également des formations de guides culturels liées aux recherches menées dans le parc national de l’Isalo à Ranohira, dans le but de valoriser le patrimoine scientifique et culturel local.
Cassie Ramiandrasoa
