La Brigade des accidents de la circulation (BAC) de Tsaralalàna a recensé quatre-vingt-treize accidents de moto entre mars et mai. Sur cette période, quarante-huit cas ont fait l’objet d’un constat simple, tandis que quarante-cinq impliquaient des conducteurs en état d’ivresse ou circulant sans permis. Les motos de plus de 50 cc dominent le tableau avec vingt-sept accidents simples et vingt-quatre liés à l’alcool. Les modèles plus légers, de moins de 50 cc, comptent treize accidents dans chaque catégorie. Les taxis-moto ne sont pas en reste avec huit cas dans chacune des deux colonnes.
Les comportements des motocyclistes aggravent la situation. Ils dépassent dangereusement, ignorent les règles élémentaires du code de la route et refusent de s’arrêter même lorsque la police leur indique le stop. Certains roulent à contresens, d’autres coupent brusquement et frôlent les véhicules. Les trottoirs deviennent des pistes improvisées, les lignes continues sont traversées en zigzag et les stationnements se font de manière anarchique.
Les rocades, tout comme le centre-ville notamment à Anosibe, se transforment parfois en véritables scènes de désordre routier sous l’effet de motocyclistes en état d’ébriété. Une situation qui traduit une nette crise de discipline.
Gustave Mparany