INCIDENT - Un arbitre évite une arrestation in extremis

Au-delà du sport. L’arbitre central Nanah Randrianarimalala qui a officié le quart de finale aller entre le CFFA et le Cosfa dimanche a évité de peu une arrestation. Cet arbitre avait sifflé un penalty en faveur de l’équipe d’Andoharanofotsy à la 78e minute de la rencontre, une décision vivement contestée par les Militaires. La rencontre a été interrompue et était prévue pour reprendre hier, au moment de l’arrêt. Le match n’a pu se tenir car le Cosfa a réaffirmé sa contestation de la transformation du penalty. Après une réunion d’urgence sur place, il a finalement été décidé que le quart de finale entre les deux équipes se jouera le 3 juin sous format rencontre unique sur un terrain neutre. 

Des forces de l’ordre armées, composées d’éléments de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, étaient présentes aux abords du terrain et de la tribune centrale. Cette dernière a procédé à une tentative d’interpellation de l’arbitre, en présentant un mandat d’amener faisant suite à une plainte pénale pour suspicion de corruption visant l’officiel, dans le vestiaire des arbitres, juste après la conférence de presse durant laquelle le secrétaire général du Club de football élite de Madagascar (CFEM) a annoncé le report du match.

La cheffe du département des arbitres, Nirianjanahary Raharijaona a souligné qu’ « à une telle situation, il faut des preuves pour que le département des arbitres puisse procéder lui aussi aux procédures nécessaires ». 

Elle a également évoqué son intention d’envoyer un rapport de cet incident à l’instance internationale. 

Après plus d’un quart d’heure de discussion, l’arrestation n’a finalement pas eu lieu, et l’arbitre concerné a pu quitter les lieux avec ses homologues. Selon les bruits de couloir, plusieurs arbitres hésitent désormais à officier le match du Cosfa.

Serge Rasanda 

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